Edito du 13 février 2011

« Oui »

 

Fondamentalement, Jésus est un grand « OUI ». Un oui à son Père, un oui à ses frères et sœurs que nous sommes. Chaque nouvelle journée offerte par Dieu nous invite à entrer nous aussi dans ce ‘Oui’ de Jésus. Oui à l’Amour vrai révélé par les 10 commandements et les 10 béatitudes.

Oui à cette patience infinie de Dieu pour le chemin de conversion de chaque personne, à commencer par nous-mêmes.

Les évangiles des trois dimanches à venir sont tous dans le prolongement des 10 béatitudes, ils en sont la suite directe, l’application concrète.

Il ‘suffit’ juste de le vouloir, juste d’offrir à Dieu notre bonne volonté pour que du neuf se passe réellement en nous. « Si tu le veux, tu peux observer les commandements, il dépend de ton choix de rester fidèle » nous assure Ben Sirac le Sage. Alors l’Esprit-Saint, qui « voit le fond de toutes choses » nous dit saint Paul, pourra nous entraîner dans le sillage de Jésus pour lui correspondre de plus en plus.

Avançons donc ensemble dans cette renaissance d’En-haut qui nous est offerte chaque matin. Chaque journée est comme une vie toute entière en miniature où tout peut renaître. Car chaque matin, Seigneur, ton Amour se renouvelle et nous renouvelle…

 

… Père Jean-Brice Callery

Edito du 6 février 2011

« J’étais malade et vous m’avez visité… »

Cette parole que Jésus pourra nous adresser au jugement dernier, elle lui convient d’abord en propre : Jésus vient en effet nous visiter dans nos maladies. Et il y a un sacrement qui manifeste cette initiative divine : le sacrement de l’onction des malades. Par une imposition des mains sur la tête, et une onction d’huile sur le front (symbole de notre esprit) et dans les mains (symboles de notre corps), les prêtres nous apportent cette visitation de Jésus.

Nous en trouvons une trace dans l’Evangile quand Jésus envoie ses apôtres en mission : « ils chassaient beaucoup de démons, faisaient des onctions d’huile à de nombreux malades, et les guérissaient » (Mc 6,13). Et c’est la lettre de saint Jacques qui vient le préciser : « Si l’un de vous est malade, qu’il appelle les prêtres de l’Eglise : ils prieront sur lui après lui avoir fait une onction d’huile au nom du Seigneur. Cette prière inspirée par la foi sauvera le malade : le Seigneur le relèvera et, s’il a commis des péchés, il recevra le pardon » (Jc 5, 14-15).

La guérison physique ou psychique n’est pas toujours apportée, mais la présence de Jésus en plein cœur de nos épreuves est assurée. Désormais la maladie ou l’épreuve de santé ne nous appartient plus en propre, elle est aussi au Seigneur.

N’ayons pas peur de proposer ce sacrement largement, et même plusieurs fois. En public ou en privé. Le prêtre n’est pas ce corbeau qu’on appellerait seulement en extrême-onction. Les onctions du Seigneur ne se réduisent pas à l’extrême, elles peuvent nous accompagner tout au long de nos vies. Que Notre-Dame de Lourdes nous ouvre davantage à la grâce de ce sacrement et à l’attention personnelle portée à tous les malades.

… Père Jean-Brice Callery

Edito du 30 janvier 2011

« Cherchez l’humilité… »

C’est le prophète Sophonie qui aujourd’hui nous y invite de la part du Seigneur.  Et nous donne ainsi l’occasion de (re)découvrir ce que être humble peut signifier. Certainement pas en tout cas nous déprécier, et refuser par exemple tout compliment que tel ou tel nous ferait. Si une chose est bien faite, eh bien tant mieux, alleluia ! Ce serait mépriser les dons que Dieu nous fait et dont nous pouvons nous servir que de le nier. Mais précisément, c’est bien en en référant à Dieu que l’humilité trouve sa place. Est humble celui qui est dans la vérité de sa place, qui ne part pas de lui et ne s’arrête pas à lui. Qui est ouvert, pourrait-on dire, en amont et en aval. Bref, qui laisse circuler la grâce de Dieu comme un poumon laisse passer l’oxygène ou un vaisseau le sang. Et qui sait qu’il n’est pas tout, qu’il n’est ni le point de départ ni le point d’arrivée de la vie.

Vertu tellement importante pour que la vie de Dieu circule librement en nous qu’à une personne lui demandant quelle était la vertu la plus importante le saint curé d’Ars répondait : « l’humilité ». Et la seconde ? « l’humilité » ; et la troisième ? « l’humilité ».

Condition manifestement indispensable pour entrer dans la joie des 10 (et non 8 !) béatitudes que nous offre l’Evangile aujourd’hui, reprise élargie des 10 commandements.

Conclusion ? Soyons humbles et donc ouverts pour être heureux.

… Père Jean-Brice Callery