Edito du 2 juin 2013

« Ceci est mon corps »

Voici la parole du Christ, portant le pain entre ses mains. C’est une parole dite pour la première fois il y a près de 2000 ans, au soir du Jeudi Saint. C’est la même parole redite par le Christ, utilisant la voix et les mains du prêtre, à chaque messe depuis ce soir là. Et à chaque messe, se réalise le même miracle, le grand mystère : le Ciel et la terre se rejoignent, le sacrifice de la Croix est réactualisé, Jésus se donne pour nous, Il se rend présent. Il est là.

 

« Et moi, je serai avec vous, tous les jours, jusqu’à la fin des temps » avait promis Jésus. Cette promesse est réalisée. Pas symboliquement. Pas seulement spirituellement. Mais réellement. Concrètement. Au cœur de la ville, dans le chœur de cette église, dans ce tabernacle qui m’attend, la petite flamme rouge m’indique qu’Il est là. Pour moi. Dans ce bel ostensoir, Il se donne à contempler, et me regarde longuement. Entre les mains du prêtre, Il se rend présent, et se laisse recevoir.

 

En rendant grâce pour les enfants qui vont communier au Corps du Christ pour la première fois, renouvelons tous notre foi en la Présence réelle du Christ en son eucharistie, et prenons le temps de le visiter, de le recevoir, de l’adorer.

Père Pierre-Hervé Grosjean +

Edito du 26 mai 2013

Professer sa foi

De nombreux jeunes vont ces jours-ci professer publiquement leur foi au cours de la messe.
Nous le faisons, de façon moins solennelle, chaque dimanche, en récitant le credo.
Tout cela nous amène à :

 

–          rendre grâce pour cette foi que nous avons reçue. C’est d’abord un don de Dieu, qui s’est
révélé à nous, et nous a rendu capables de croire, de nous ouvrir à sa Présence. C’est aussi un don
de l’Eglise, qui nous enseigne la foi véritable et nous transmet la Parole de Dieu. C’est enfin un don
des générations passées, qui ont été fidèles à transmettre ce trésor de la foi pour qu’il nous parvienne.

 

–          Prendre conscience de la nécessité d’approfondir sa foi. Il s’agit de la nourrir par les sacrements
et la prière, mais aussi de la charpenter et de lui permettre de se déployer, par l’étude et par la
formation continue. Celle-ci ne peut se réduire à l’écoute même attentive du sermon dominical !
Il faut se remettre à lire…

 

–          Comprendre combien cette foi nous engage. Elle est un choix à poser chaque jour avec
persévérance, au delà du ressenti. Elle nous rend responsables, vis à vis des générations à venir.
Notre fidélité permettra la leur. Elle doit s’incarner dans un amour en actes du Seigneur et de
nos frères. Une foi qui n’agit pas, dit St Jacques dans sa lettre, est une foi morte.

 

« Bienheureux ceux qui croient sans avoir vu ! » Notre foi, parfois tremblante, parfois forte,
parfois mêlée de doute ou fragile, parfois lumineuse et rayonnante, notre foi est précieuse au
cœur de Dieu !

Père Pierre-Hervé Grosjean +

Edito du 19 mai 2013

Pentecôte : Et vous, quel don du Saint-Esprit demanderez-vous ?

Beaucoup de chrétiens n’ont pas l’habitude de prier l’Esprit Saint comme une personne de la Trinité. Nous restons souvent un peu évasifs quand on nous demande de l’évoquer. Pourtant, si Jésus nous a annoncé et promis sa venue, c’est bien que son action est indispensable.

 

Nous sommes enfants du Père. Jésus est venu nous le révéler, et nous réconcilier avec le Père. Mais pour comprendre cela, et pour nous rendre capables de vivre en enfant de Dieu, l’Esprit Saint nous est donné.

 

L’Eglise nous enseigne les 7 dons du Saint Esprit. Pourquoi ne pas prendre le temps, et de les réapprendre, et de méditer sur celui ou ceux dont nous avons aujourd’hui le plus besoin ? Cela nous permettrait de discerner combien l’action du Saint Esprit peut être concrète dans notre vie quotidienne, si nous y sommes dociles.

 

Don de Sagesse, de Science, de Conseil, d’Intelligence, de Force, de Crainte (amoureuse !) de Dieu, de Piété : je vous laisse les redécouvrir et les demander, à la suite des Apôtres, pour toujours mieux vivre en enfants de Dieu.

Père Pierre-Hervé Grosjean +