Edito du 2 février 2014

Prière pour les consacrés… et leurs parents !

Le 2 février, l’Eglise nous fait prier pour les consacrés. St Joseph et la Vierge Marie sont venus ce jour là au temple, consacrer à Dieu leur Enfant comme la loi le prescrivait.

Jésus était en fait déjà totalement donné à son Père : « Me voici, je suis venu pour faire ta volonté. » (Lettre aux Hébreux). Mais il fallait accomplir la loi. C’était aussi pour Marie et Joseph une façon de s’associer à l’offrande de Jésus à son Père. Ils signifient enfin qu’ils sont au service de la mission de Jésus. Voilà en quoi cette scène est emprunte d’une grave allégresse : le Salut annoncé paraît enfin, et fait la joie de Syméon. Mais il passera par la Croix, et le cœur de Marie en sera transpercé.

Comment ne pas penser à ces parents qui amènent leur fils ou leur fille, encore jeune, jusqu’aux portes du monastère ? Leur cœur est à la fois douloureux et heureux face au mystère de la vocation de leur enfant. Mais ils se rappellent qu’à son baptême, ils ont promis de servir cette vocation. Ils se souviennent que cet enfant leur était confié, mais qu’il est depuis son baptême, enfant de Dieu, appelé à une mission bien particulière sur cette terre. Bienheureux ces parents qui méditent tout cela dans leur cœur, et redisent avec Marie le « fiat » – « que ta volonté soit faite » – qui donnera à l’Eglise et au monde un nouveau veilleur, un intercesseur… un ou une témoin de l’Amour absolu dont Dieu nous a aimés.

Père Pierre-Hervé Grosjean +

Tribune du Cardinal Barbarin (la Croix 23 janvier 2014)

Certains paroissiens m’ont demandé ce que je pensais de la nouvelle manifestation du 2 février, pour la famille, organisée par la ManifPourTous, à Paris et à Lyon. Je vous propose en guise de réponse de lire cette tribune du Cardinal BARBARIN, parue dans la Croix du 23 janvier 2014. A sa suite, et pour les mêmes raisons, je serai à Paris le 2 février… « Je ne peux pas passer mon chemin ».

Votre Curé.

 

« Moi, Philippe, prêtre, je ne peux pas passer mon chemin »

 

 Retrouvez ci-dessous la tribune du cardinal Philippe Barbarin parue ce jour, jeudi 23 janvier 2014, dans le journal La Croix.

 Après une année de mobilisation, on entend ici ou là que le Mariage pour Tous aurait divisé les Français, et les catholiques en particulier. C’est vrai pour une part. Mais ce qui frappe aussi, ce sont les nouvelles convergences qui sont nées, parfois inattendues. Je n’oublierai pas, par exemple, le président du Conseil Régional du Culte Musulman, de Rhône-Alpes, répondant à la presse à mes côtés, le 13 janvier 2013 : « Non, il ne faut pas cette loi pour la France ! » Intérieurement, j’entendais : « Que votre oui soit oui ; que votre non soit non ! » Et je me disais : « Il sait dire non, lui, avec douceur et fermeté. »

 Des dialogues ont été amorcés et approfondis, ce qui a permis de connaître et de comprendre comme jamais auparavant, la situation de personnes homosexuelles. Plusieurs d’entre elles m’ont encouragé à manifester.

 Pour de nombreux chrétiens, ce fut l’occasion de mettre en œuvre la dernière consigne de Jésus : « Vous serez mes témoins. » Parmi les témoignages, j’en retiens trois : la pétition de 700 000 signataires « oubliée » par le Conseil Economique Social et Environnemental, les foules innombrables qui ont envahi les rues de Paris et les places de nos villes de Province en 2013, puis l’émergence forte, respectueuse et silencieuse des veilleurs.

 Chez les « Anti-Mariage pour Tous », on observe toutefois désormais deux groupes qui s’opposent : les « Jusqu’au-boutistes », capables d’organiser une manifestation nommée        « jour de colère » avec l’envie d’en découdre, et les « A-quoi-bonistes » qui considèrent que la grande bataille du mariage étant perdue, il faut passer à autre chose, comme si le vote de la loi invalidait désormais tout débat.

 Il s’agit là, à mon avis, de chemins étrangers à ce que nous indique l’Evangile. Le Seigneur ne nous demande pas une obligation de résultats… Nous n’avons pas été envoyés pour gagner, mais pour témoigner car, au soir de notre vie, nous ne serons pas jugés sur nos victoires mais sur l’amour, et selon un seul critère, essentiel, celui de notre attitude vis-à-vis des plus petits.

 Faut-il continuer à prier, parler, agir et à se manifester ? « Oui », et ce au nom même de l’Evangile du jugement dernier que l’on pourrait prolonger ainsi : « J’ai été privé d’un de mes parents dès ma naissance, et vous ne vous êtes pas manifestés ! »

 Le changement de civilisation annoncé par Christiane Taubira se joue maintenant, spécialement dans le cadre de la Loi « Familles ». Elle ne parlera ni de GPA, ni de PMA mais on sait que, chassées par la porte officielle, ces questions rentreront par la fenêtre des amendements. On dit aussi que le gouvernement attend l’avis du Comité consultatif national d’éthique, mais on a pris soin d’écarter des voix discordantes.

 Si l’accès à la PMA et la GPA est ouvert, c’est toute la filiation qui se trouvera bouleversée et désorientée. Pour la première fois, verra le jour une génération d’enfants privés intentionnellement de l’un de leurs parents. Qu’on pense simplement aux arbres généalogiques, tels qu’ils sont symbolisés jusqu’à ce jour, et tels qu’ils pourraient l’être demain : « Seules les fleurs artificielles n’ont pas besoin de racines » prévenait le philosophe.

 Au fond, ces mesures consacreraient le droit de l’adulte sur le droit de l’enfant, le droit du plus fort sur celui du plus faible… déjà terriblement mis à mal par la loi sur l’avortement, qui se présentait comme une loi d’exception pour répondre à des situations de détresse, et que nous voyons dériver à vive allure depuis quelques décennies. Faudra-t-il supporter une nouvelle fois l’injustice revêtue des habits de la loi ? Chacun d’entre nous peut, aujourd’hui, reconnaître son existence comme le fruit de l’union d’un homme et d’une femme, quels qu’aient été les frasques ou les accidents de la vie de nos ancêtres, de nos parents… Qu’en sera-t-il demain ? Que dirons-nous aux enfants qui nous demanderont comment nous avons laissé faire cela ?

 Heureusement, une parole traverse les siècles et les cultures, c’est celle de la conscience, inscrite dans le cœur et l’esprit des hommes. La Parole de Dieu l’éclaire et la rappelle. Il faut remercier tous les veilleurs : ils ne s’endorment pas et nous aident à rester vigilants. Pour les enfants sans naissance, sans parents, sans voix, pour les personnes sans âge, sans avenir, pour les sans-papiers, sans-pays, sans-domicile-fixe… Et pour tous les « sans » qui sont nos prochains d’aujourd’hui, la parabole du Bon Samaritain m’interpelle : moi, Philippe, prêtre, je ne peux pas « passer mon chemin » !

 

Le 2 février, à Lyon, ce sera le sens de ma présence à La Manif pour Tous.

 Source : La Croix, édition du jeudi 23 janvier 2014, p.25.

 NB : A Paris, le RDV est à 13h à Montparnasse.

 

« Saint-Cyr L’Eglise » par INTERNET

« Saint-Cyr L’Eglise » par INTERNET

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Edito du 26 janvier 2014

Unité !

Dans sa lettre aux corinthiens, Saint Paul se scandalise des divisions qui apparaissent déjà au sein des premières communautés chrétiennes, et lance un appel à l’unité. Cela doit nous faire méditer à plusieurs titres.

« Que tous soient un, pour que le monde croie que tu m’as envoyé » dit Jésus dans sa prière du jeudi saint adressée à son Père. La division des chrétiens, et parfois des catholiques même, atténue le rayonnement missionnaire en offrant un contre-exemple dramatique. Saint Paul en fait d’ailleurs une solution : ne faut-il pas, sans nier nos différences de sensibilité, voire de doctrine avec nos frères d’autres confessions chrétiennes, chercher des terrains d’évangélisation communs ? Trouver des sujets (défense de la famille, de la vie) sur lesquels nous pouvons nous retrouver et œuvrer ensemble ?  C’est un œcuménisme en actes, pratique, concret au service d’un bien commun plus grand que nous.

Mais cela vaut aussi pour ces prochaines élections. Des chrétiens, des paroissiens se sont engagés sur différentes listes. D’autres militent dans différents partis. Je ne peux qu’encourager chacun à prendre part au souci du bien de la cité, selon sa vocation. Mais que rien ne blesse la charité qui doit exister entre fidèles d’une même paroisse. Ce sera même un beau témoignage à offrir à la ville : que chacun défende ses convictions et son projet avec justesse et honnêteté, mais reste capable de prier avec « celui d’en face » le dimanche à la messe. Le geste de paix aura là tout son sens. Non celui d’une « trêve » ! Mais le signe qu’un plus grand que nous, nous rassemble.

Père Pierre-Hervé Grosjean +

OFFRANDE DE MESSE

OFFRANDE DE MESSE

Depuis le 1er janvier 2014, l’offrande de messe est de 17 €.

Appel pour la décoration florale de l’église

DÉCORATION FLORALE DE L’ÉGLISE

Actuellement deux bénévoles ont en charge la décoration florale de notre église… et elles souhaiteraient étoffer leur équipe ! la création d’autres binômes serait nécessaire (horaires à fixer ensemble). Si vous êtes intéressés (es) par cette participation à la vie de la paroisse, tout à la fois service et plaisir, prenez contact avec Sabine Decomble (06 60 78 48 55) ou faîtes-vous connaître à l’accueil du presbytère.

Edito du 19 janvier 2014

Servir le respect de la vie.

Lundi, sera proposée à l’assemblée une modification de la loi sur l’avortement, pour effacer la mention « situation de détresse », dans le but de faire de l’IVG une opération « comme une autre » afin de n’effrayer personne.  Plutôt que d’accompagner la souffrance des femmes qui ont vécu une IVG, ou d’aider celles qui voudraient garder leur enfant mais sont confrontées à des difficultés psychologiques, affectives, ou économiques, on poursuit la banalisation d’un acte qui concerne déjà 250.000 enfants par an, et blesse le cœur de tant de parents.  Ces jours-ci, l’instrumentalisation médiatique de cas douloureux se poursuit pour nous faire accepter peu à peu l’idée d’euthanasie, voire de suicide assisté.  Le Président a annoncé qu’une nouvelle loi serait présentée dans ce sens au parlement l’été prochain.

Un monde sans Dieu est un monde sans espérance. L’homme sans Dieu se retrouve si seul devant le mystère de la vie et celui de la mort. La tentation de toute puissance, nourrie par les progrès de la technique, se fait alors d’autant plus forte.

Nous devons, comme citoyens, nous impliquer dans le débat public, interpeller nos élus, militer pour le respect  de la vie. Mais cela ne suffira jamais. Il nous faut aussi, en chrétiens, redonner cette espérance à nos frères et sœurs, cette espérance qui fait accueillir la vie comme un don, et voir en elle la beauté et la dignité que Dieu lui donne, au-delà de toutes les fragilités. Cette espérance qui nous dit que toute vie aura sa fécondité et son utilité. Cette espérance qui nous assure que notre vie, même diminuée ou blessée, est précieuse aux yeux de Dieu. Autour de nous, accompagner, encourager, aimer jusqu’au bout pour révéler à chacun sa dignité, et lui donner cette « petite espérance » qui fait vivre : voilà notre mission.

Père Pierre-Hervé Grosjean +

ANNEE JUBILAIRE SAINT-LOUIS

ANNEE JUBILAIRE SAINT LOUIS

« Un temps : du 12 janvier (baptême du Christ – lancement de l’année jubilaire)

au 23 novembre 2014 (Christ-Roi – clôture de l’Année jubilaire).

Un lieu : la collégiale Notre Dame de Poissy, ainsi que la cathédrale Saint Louis de Versailles, puisque saint Louis est le patron de notre diocèse.

Vivre le pèlerinage qui nous est proposé en cette année jubilaire signifie que nous acceptons d’examiner la question de savoir ce que nous avons fait de notre baptême. Comme l’a demandé Jean Paul II au Bourget en 1980 : « France, [et chacun peut mettre son propre prénom à cette place], es-tu fidèle aux promesses de ton baptême ? » » Père Eric Courtois, délégué diocésain pour l’Année Saint Louis.

Colloque universitaire sur «La France religieuse du jeune saint Louis»
les 14 et 15 mars
de 9h à 18h au Forum Armand Peugeot, rue JP Timbaud à Poissy.

Vous trouverez le programme affiché, et des bulletins d’inscription disponible au fond de l’église, ainsi que sur le site « sonetlumieredepoissy.com » (onglet colloque)

Dimanche 25 mai : pèlerinage paroissial à la collégiale de Poissy.

Edito du 12 janvier 2014

L’année Saint Louis.

 

Ce dimanche, toutes les paroisses de notre diocèse entrent dans « l’année Saint Louis ». Cette année jubilaire a été voulue par notre évêque pour commémorer le 8ème centenaire du baptême de Saint Louis à Poissy. Ce roi disait lui-même :  « c’est en la cité de Poissy que j’ai reçu la grâce du saint baptême, laquelle chose je tiens sans comparaison [comme] le plus grand don de Dieu ». La date et le lieu de son baptême comptaient plus à ses yeux que le reste, au point qu’il signait souvent ses lettres « Louis de Poissy ».  Roi de France, il aimait encore plus le titre « d’enfant de Dieu » que nous partageons avec lui. Cette année nous est donnée pour raviver en nous la grâce de notre baptême. Nous irons en paroisse le 25 mai vivre la démarche jubilaire à la Collégiale de Poissy, et nous mettre sous la protection de Saint Louis, patron de notre diocèse.
Dès maintenant, demandons la grâce que nos actes et nos paroles révèlent à tous ce que nous sommes : enfants de Dieu, filles et fils bien-aimés du Père.

Père Pierre-Hervé Grosjean+