Edito du 30 mars 2014

Qui sont les aveugles ?

Dans l’évangile de ce dimanche, les véritables aveugles ne sont pas ceux auxquels on pense spontanément. Les pharisiens d’ailleurs ne s’y trompent pas et finissent par demander eux-mêmes à Jésus :                   « Serions-nous des aveugles, nous aussi ? »

Ils sont en effet victimes (consentantes) d’une triple cécité. L’aveuglement de l’intelligence : ils sont prisonniers de leur erreur, de leur vision faussée d’un Dieu qui punirait le pécheur en le rendant aveugle. Trop sûrs de leur raisonnement, ils vont se tromper lourdement. L’aveuglement du cœur : face à cette guérison de l’aveugle de naissance, ils sont incapables de se réjouir du bien qui est fait, du bonheur de cet homme guéri, qui devient suspect à leurs yeux. Seul compte pour eux de ne pas se voir remis en cause dans leur autorité. L’aveuglement de l’âme : prisonniers d’une conception juridique et rigide de la religion, ils n’aiment pas et n’accueillent pas l’action de la grâce. Paradoxe étonnant : les gardiens de la promesse vont passer à côté de la réalisation de cette promesse !

Sommes-nous indemnes de ces aveuglements ? Sans doute pas complètement. Mais si Jésus a pu guérir l’aveugle-né, Il saura aussi nous guérir de notre cécité spirituelle. Que ce carême soit pour nous un temps de guérison, pour passer des ténèbres à la lumière.

Père Pierre-Hervé Grosjean +

Bonjour tout le monde !

Bienvenue dans ToneGraphics wp3d. Ceci est votre premier article. Modifiez-le ou supprimez-le, puis lancez-vous !

Edito du 23 mars 2014

Donne-moi à boire !

Jésus par ces simples mots entame la conversation avec la Samaritaine. Sont-ils si anodins ? Non ! Rien n’est anodin avec Jésus !

Le simple fait qu’il adresse la parole à cette femme n’est pas anodin. Jésus transgresse les habitudes des juifs pieux, qui considéraient les samaritains comme impurs. Elle en est la première étonnée. Les disciples le seront aussi. Jésus n’est pas venu pour les bien-portants, « mais pour les malades et les pécheurs ». La liberté de Dieu est de s’adresser à tous, de se pencher sur la misère de tous, d’aller chercher cette brebis perdue, là où la logique voudrait qu’on se contente des 99 autres restées sages. Tant mieux pour nous ! Nous sommes les premiers bénéficiaires de cette miséricorde…

« Donne-moi à boire »… Ne criera-t-il pas bientôt « J’ai soif » ? Jésus vient nous donner l’eau vive, cette eau du baptême qui lave nos âmes et nous réconcilie avec Dieu. Cette eau qui jaillira de son cœur transpercé, dont le prix sera sa vie. Mais lui-même a soif… il établit une relation : l’Amour appelle l’amour. Son Amour appelle le nôtre. Jésus a soif qu’on vienne à Lui, qu’on comprenne ce qu’Il fait pour nous, qu’on accueille son amitié, qu’on l’aide à sauver ce monde qui ne se sait pas aimé, comme cette samaritaine si blessée, et toute étonnée que le Christ se soit penché sur sa vie en vérité. Et si notre carême consistait à répondre tout simplement par nos prières, notre charité, nos efforts à ces quelques mots de Jésus « Donne-moi à boire… j’ai soif… » ?

Père Pierre-Hervé Grosjean +

Edito du 16 mars 2014

Un carême pour accueillir le projet de Dieu

« Dieu nous a sauvés, et il nous a donné une vocation sainte, non pas à cause de nos propres actes, mais à cause de son projet à lui et de sa grâce » explique Saint Paul à Timothée, dans une lettre que nous lisons ce dimanche.

Quel encouragement et quel réconfort ! Saint Paul nous fait comprendre que notre salut n’est pas le résultat d’un « parcours du combattant » qu’il faudrait orgueilleusement réussir à la force de nos poignets, sans nous tromper, ni chuter. Ce qui risquerait de nous mettre dans une attitude erronée vis-à-vis de Dieu : on pourrait en effet du coup « réclamer » notre salut, tel un dû, comme le vainqueur réclame sa médaille à laquelle « il a droit ». Ou inversement, la moindre faute nous plongerait dans un profond découragement, persuadés que « c’est fichu ».

Le salut nous est offert : le projet de Dieu est grand pour nous. Son amour dépasse nos mérites. Nous sommes invités à voir Dieu, à être saints en sa présence. Toute la vie spirituelle consiste du coup à accueillir, au cœur même de notre faiblesse, ce salut. A nous laisser sauver et aimer. A nous rendre disponibles et dociles à la grâce de Dieu. Voilà aussi à quoi sert le carême : par la prière, la pénitence et la charité, mon cœur s’élargit et se fait accueillant, disponible pour Celui qui veut réaliser son projet de sainteté en moi ! Prions pour qu’au cours de ce carême, chacun de nous, à travers le sacrement du pardon en particulier, se laisse aimer et sauver par Jésus.

Père Pierre-Hervé Grosjean +

Pélerinage paroissial à POISSY

PELERINAGE JUBILAIRE PAROISSIAL LE 25 MAI 2014

à la collégiale St Louis de Poissy – 1214-2014

Programme du chemin jubilaire :

–       10h30 : Messe paroissiale à St Cyr.

–       12h :     Départ de la place de l’Eglise en bus ou en voiture personnelle.

–       12h30 : Pique nique paroissial tiré du sac dans la forêt de St Germain  (en fonction de la météo)

–       14 h :    Départ à pied jusqu’à POISSY avec Démarche Jubilaire sur le parcours (3 km en 9 stations).

(Pour ceux qui ne peuvent participer à la marche, la démarche jubilaire pourra se faire à l’intérieur de la Collégiale)

–       16 h 30 :             Arrivée à la Collégiale de POISSY – Louange, Adoration

–       17 h 30 :             Tampon de votre créanciale et retour pour SAINT CYR en bus ou en voiture personnelle.

Prévoir une paire de chaussures de marche
et une tenue adaptée aux conditions climatiques

P.A.F : Quête effectuée à l’entrée de la Collégiale

Il est toujours possible, jusqu’au dernier moment, de s’inscrire à ce pèlerinage paroissial dans la mesure où vous venez par vos propres moyens.

Il n’y a plus de places dans les bus.


Les « Bienveilleurs »

Les  « Bienveilleurs »

« Apprendre à sortir de nous-mêmes…pour aller à la rencontre des autres, pour aller vers les périphéries de l’existence, nous bouger, nous les premiers, vers nos frères et nos sœurs, surtout ceux qui sont les plus éloignés, les oubliés, ceux qui ont le plus besoin de compréhension, de consolation, d’aide » Pape François, 27 mars 2013.

Après avoir travaillé l’idée avec un petit groupe de paroissiens, et le conseil Pastoral, nous sommes heureux de vous proposer une nouvelle expérience à vivre sur notre paroisse : « les bienveilleurs ».

L’idée toute simple est la suivante : permettre à chacun, tel qu’il est, avec le temps qu’il a, de vivre la charité en acte autour de lui, dans notre paroisse et notre ville. Ainsi, notre paroisse deviendra réellement un « foyer de charité » au cœur de la ville. C’est la plus belle façon d’attirer au Christ. Notre souhait est aussi de montrer que la charité ne doit pas être déléguée aux « spécialistes », aux associations comme le Secours Catholique ou la Conférence St Vincent de Paul qui font déjà tant sur la paroisse, mais doit être l’œuvre de tous. On peut tous aimer et servir, d’une façon ou d’une autre, chacun à sa mesure !

Concrètement, voici deux façons de vivre cette charité :

1- Veiller

Nous vous invitons à prendre le temps, au cours de ce carême, d’aller à la rencontre de vos voisins. Prenons le temps de nous rendre attentifs à ceux qui nous entourent, qui habitent notre immeuble ou notre rue. Osons la rencontre gratuite, simple… ne serait-ce que pour les inviter aux fêtes de Pâques ? Pensons en particulier à ceux qui vivent seuls, que nous croisons souvent rapidement, ou qui traversent une épreuve. Qu’ils soient paroissiens ou pas, chrétiens ou non. C’est la première démarche : que chacun se fasse « veilleur », attentif aux autres.

Il s’agit ensuite de devenir « bienveilleurs » : veilleurs avec bienveillance, veiller au bien qu’on pourrait faire, veiller au bien de chacun. Combien autour de nous  manquent de cette attention, de sentir qu’ils ont du prix aux yeux de Dieu, ou d’un peu de présence pour parler simplement ?

En allant à la rencontre de notre voisinage, nous allons découvrir des personnes peut-être avec des besoins tout simples d’aide ou de service : telle personne âgée ne peut plus aller à la messe parce que personne ne l’emmène en voiture, telle autre a du mal à faire ses courses, telle personne isolée serait heureuse d’avoir de la visite, qu’on prie avec elle, qu’on l’aide à faire du rangement, ou un peu de jardinage. Telle personne au chômage se décourage. Telle maman isolée est débordée. Tel jeune est perdu dans son travail scolaire et décroche. Telle famille est éprouvée ou en difficulté. Tel chrétien serait heureux qu’on lui apporte la communion. Telle personne veille son conjoint malade, etc…

Nous aimerions peu à peu que les chrétiens que nous sommes se fassent bienveilleurs au cœur de la ville : attentifs aux joies et aux peines de leur entourage, aux besoins d’aide de leurs voisins qui n’osent pas toujours demander, aux solitudes et aux épreuves vécues à côté d’eux, nous aurons à cœur d’y répondre, nous faisant serviteurs de nos frères.

2- Servir

Parmi nous, beaucoup sont prêts à donner un peu de temps. « Un peu » de temps,  parce que nous sommes très pris. Mais si on nous propose un service concret, très simple, à rendre ponctuellement ou régulièrement, selon nos disponibilités, nos compétences, et le temps que nous avons, nous serons heureux d’avoir, quel que soit notre âge, l’occasion de servir humblement et concrètement.

Pour cela, une petite équipe va prendre en charge la coordination de ce nouveau service paroissial. Il s’agira pour chacun de nous de faire remonter auprès d’elle les besoins rencontrés lors de nos visites. Cette équipe assurera ensuite le lien avec ceux qui peuvent donner du temps et qui se seront manifestés. Elle trouvera ainsi le paroissien adéquat pour assurer le service nécessaire, et le mettra en relation avec la personne concernée.

Si des besoins plus lourds ou plus difficiles se faisaient entendre, nous avons la chance de pouvoir compter sur la Conférence St Vincent de Paul et l’équipe du Secours Catholique qui ont une longue expérience, avec lesquelles nous serons en lien, et qui nous aideront à discerner le meilleur moyen d’agir sur la durée.

Voilà l’idée ! Que la paroisse tout entière se mette au service,  très simplement. Bien sûr, tout cela est appelé à mûrir, à évoluer, à s’enrichir de vos idées. Nous ferons le point avec tous ceux qui veulent à l’issue du carême, pour ancrer dans la durée cette expérience de la charité. Mais il nous a semblé heureux de lancer ce projet dès maintenant… « La charité du Christ nous presse » ! (2co 5-14)

Abbé Grosjean, Curé.

Toute demande de renseignement pourra se faire auprès de Carine Vinchon qui a accepté de prendre la responsabilité de ce projet et de la petite équipe, en lien avec le Conseil Pastoral, et le Curé.

——————————-

Bienveilleurs !

Lors de vos visites, on vous a confié ou vous avez identifié tel ou tel besoin ?

et / ou :

Vous êtes prêt à donner 15min, ½ heure, 1heure par semaine, par mois pour un petit service concret ?

Contactez : Carine Vinchon > [email protected]

Ou par l’accueil de la paroisse : 01 30 45 00 25

N’oublions pas ce qui nous entoure ! pour faire remonter les besoins que vous avez pu observer ou proposer vos services.

Contactez : [email protected] ou l’accueil de la paroisse : 01 30 45 00 25

 

Consécration épiscopale de Mgr Leborgne

Mgr Olivier LEBORGNE sera consacré Evêque d’Amiens le Dimanche 6 Avril 2014 à 15h 30. Un service de cars est proposé par le diocèse pour se rendre à Amiens. Le coût du transport s’élève à 20€ ; il est gratuit pour les moins de 10 ans. Un bulletin d’inscription est nécessaire pour chaque participant. Vous trouverez toutes les informations sur le bulletin d’inscription ci-joint. Inscription avant le 12 mars 2014 auprès de l’accueil ou du secrétariat de la paroisse.

Une messe d’action de grâces, au cours de laquelle Mgr Leborgne pourra saluer ceux et celles qui ne pourraient pas se rendre à son ordination épiscopale à Amiens, sera célébrée à la cathédrale de Versailles, le Dimanche 30 mars à 18h 30.

 

Pour manifester notre amitié à Mgr Leborgne, nous aimerions pouvoir lui offrir les insignes épiscopaux (anneau, mitre, bâton pastoral) et contribuer aux frais de son installation. Vous pouvez envoyer votre participation à l’ordre de l’ADV en mentionnant « pour les insignes épiscopaux de Mgr OL ») au service communication – Diocèse de Versailles – 16 rue Mgr Gibier 78000 Versailles.

Pélerinage des étudiants en TERRE SAINTE

pèlerinage des étudiants en terre sainte avec le diocèse de Versailles du 23 juillet au 4 août 2014

Venez en Terre Sainte du 23 juillet au soir au 04 août au matin avec des étudiants de toute la France et leurs évêques.

11 jours aux sources de la foi : 2 jours et marche dans le désert, 4 jours et rencontres en Galilée (nuits en paroisses), 5 nuits et rencontres à Jérusalem.

Pèlerinage accompagné par les Pères Le Lay, Chevalier et Chauchat, des consacrés et un jeune couple. Tarif : 1100€ pour 11 jours !

Plus d’infos et contacts : [email protected] ou 01 30 97 67 64

Une vidéo de présentation http://www.youtube.com/watch?v=6oH53XfeatU

Inscriptions en ligne (http://www.cathojeunes78.org/evenements/terre-sainte-2014-pele-national-etudiant-2)

Edito du 9 mars 2014

Le Carême, Ecole de la Joie

Je le disais, Mercredi des Cendres, il me semble que le carême peut être pour nous une belle école de la joie. La comparaison avec la montagne nous éclaire. Les efforts ne sont pas minimes, une course en montagne a un côté éprouvant : efforts consentis pour avancer sur le sentier pentu, pour s’alléger afin de pouvoir grimper plus facilement, pour attendre et soutenir le dernier de cordée épuisé, pour se relever après une chute et repartir vers les cimes, etc… Mais ces efforts n’ont de sens que parce qu’ils sont au service de la joie du sommet, parce qu’ils la préparent, la rendent possible, et nous la font mériter. Quand on avance en montagne, on garde les yeux fixés sur le sommet. On anticipe déjà la joie qu’on va y connaître, elle nous donne la force d’avancer.

Ainsi faut-il vivre le carême, les yeux fixés sur la joie de Pâques. Il faudra accepter de monter au Calvaire à la suite de Jésus. Il faudra pour le suivre accepter de se renoncer. Il faudra se mettre « au service » à notre tour, il faudra repousser les tentations et faire l’expérience du combat spirituel. Mais tout cela n’a de sens qu’en vue de cette triple joie qui nous attend : joie d’être une joie pour Dieu en nous laissant réconcilier avec Lui et sauver. Joie de se faire serviteurs de la joie des autres, en ayant appris à donner. Joie de retrouver un peu de notre liberté intérieure, pour pouvoir choisir résolument le Christ, et à travers Lui, une vie pleine et donnée.

Saint et Joyeux Carême à tous !

Père Pierre-Hervé Grosjean +