PÈLERINAGE LOURDES CANCER ESPÉRANCE

PÈLERINAGE LOURDES CANCER ESPÉRANCE du 14 au 19 septembre 2015 : venez nous rejoindre, vous qui êtes concernés par cette maladie, vous-même ou un de vos proches. Ou bien venez donner un peu de votre temps et apporter votre aide. Renseignements et inscriptions : LCE78, Chantal Vezin, 01-39-51-47-91, [email protected]

Chers paroissiens,

Chers paroissiens,

Les mois de juillet et d’août vont me donner l’occasion de partir, d’abord pour visiter les camps des louvettes, louveteaux, guides et scouts. Je vais avoir la joie de célébrer aussi pas moins de …7 mariages ! Entre chaque, je participerai comme intervenant à plusieurs sessions de la Communauté de l’Emmanuel à Paray le Monial (session des 25-35 ans, session des familles début août, session des 18-25 ans) et du Verbe de Vie (fin juillet en Bretagne). Un petit passage au Pèlerinage National à Lourdes et l’organisation de l’Université d’Eté Acteurs d’Avenir pour les étudiants (www.acteursdavenir.net) fin août achèveront ce temps d’apostolat. Rassurez-vous, je vais m’obliger au repos complet deux bonnes semaines en famille et chez des amis ! Pour mieux vous servir à mon retour …

Je serai donc absent du 10 juillet au 1er septembre. En cas d’urgence, vous pouvez bien sûr toujours me joindre au 06 84 48 03 96 ou par email : [email protected]. Vous pouvez aussi compter sur le Père Felix TOSSOU qui sera au presbytère jusqu’au 24 août (tel : 06.41.55.12.79).

Nous restons tous ensemble en union de prière, en attendant la joie de nous retrouver pour de nouveaux projets en septembre (en particulier le lancement d’un groupe de prière paroissial intergénérationnel chaque mercredi soir !)

Votre curé

Edito du 28 juin 2015

La joie du don.

Pierre, Alban, Louis, Arthur. Ils seront 4 ce dimanche, en la cathédrale Saint Louis, à donner leur vie, à la consacrer au service de Dieu et du monde, à l’offrir pour œuvrer à notre salut.

La radicalité de ce don peut faire peur. Elle est pourtant à la mesure et du don de Dieu, et de la soif d’absolu présente dans le cœur de tout jeune. Offrir sa vie, donner sa vie : n’est-ce pas pour cela que nous sommes faits ? N’est-ce pas cette perspective qui peut nous aider à dépasser toutes nos faiblesses, nos craintes et nos doutes ? Henri d’Hellencourt, un jeune chef scout parti trop tôt, écrivait ceci dans son carnet, retrouvé après sa mort : « J’ai rêvé d’une grande vie, Seigneur. Mon erreur était de la vouloir grande pour moi. Elle sera grande si je la donne, si je vous la donne, pour que vous en fassiez ce qu’elle doit être… »

Quelque soit notre vocation, nous sommes appelés à la joie du don. Et tout ce qui apprend cette joie à un jeune, tout ce qui le prépare à se donner – comment ne pas penser ici au scoutisme, véritable école du don de soi et du service dans la joie – doit être encouragé. Au fond, c’est sans doute même le cœur d’une éducation : apprendre à son enfant que sa vie sera belle non si elle dure longtemps, mais si elle est d’une façon ou d’une autre donnée. Quand on a acquis cette certitude dès le plus jeune âge, alors on a moins peur quand l’heure arrive de dire « oui ». La perspective de tout donner ne nous paraît plus folle. On est même capable d’entendre le « Viens, suis-moi » que Jésus pourrait murmurer à notre cœur…

Père Pierre-Hervé Grosjean +

Rentrée paroissiale septembre 15

LA messe de rentrée paroissiale aura lieu le dimanche 13 septembre prochain. Réservez dès à présent cette journée ! [Messe à 10h30, barbecue sur le parvis, animations musicales, jeux pour les enfants, stands…]

Après la messe, nous nous retrouverons sur le parvis pour une fête paroissiale, ouverte à tous, qui nous permettra d’accueillir les nouveaux arrivants et de faire découvrir les activités paroissiales à tous !

special fête des Pères

lire ou relire l’audience générale du Pape François donnée le 28 janvier dernier (disponible au fond de l’église)

PAPE FRANÇOIS

AUDIENCE GÉNÉRALE – Salle Paul VI – Mercredi 28 janvier 2015


Chers frères et sœurs, bonjour!

Nous reprenons le chemin des catéchèses sur la famille. Aujourd’hui, nous nous laissons guider par le mot «père». Un mot plus que tout autre cher à nous chrétiens, parce que c’est le nom par lequel Jésus nous a enseigné à appeler Dieu : père. Le sens de ce nom a acquis une nouvelle profondeur précisément à partir de la façon dont Jésus l’utilisait pour s’adresser à Dieu et manifester sa relation particulière avec Lui. Le mystère béni de l’intimité de Dieu, Père, Fils et Esprit, révélé par Jésus, est le cœur de notre foi chrétienne.

«Père» est un mot connu de tous, un mot universel. Il indique une relation fondamentale dont la réalité est aussi antique que l’histoire de l’homme. Aujourd’hui, toutefois, on est arrivé à affirmer que notre société serait une «société sans pères». En d’autres termes, en particulier dans la culture occidentale, la figure du père serait symboliquement absente, disparue, éliminée. Dans un premier temps, cela a été perçu comme une libération: libération du père autoritaire, du père comme représentant de la loi qui s’impose de l’extérieur, du père comme censeur du bonheur de ses enfants et obstacle à l’émancipation et à l’autonomie des jeunes. Parfois, dans certains foyers régnait autrefois l’autoritarisme, dans certains cas même l’abus: des parents qui traitaient leurs enfants comme des domestiques, en ne respectant pas les exigences personnelles de leur croissance; des pères qui ne les aidaient pas à entreprendre leur chemin avec liberté — mais il n’est pas facile d’éduquer un enfant dans la liberté —; des pères qui ne les aidaient pas à assumer leurs propres responsabilités pour construire leur avenir et celui de la société.

Cela est certainement une attitude qui n’est pas bonne; toutefois, comme c’est souvent le cas, on est passé d’un extrême à l’autre. Le problème de nos jours ne semble plus tant être la présence envahissante des pères que leur absence, leur disparition. Les pères sont parfois si concentrés sur eux-mêmes et sur leur propre travail et parfois sur leur propre réalisation individuelle qu’ils en oublient même la famille. Et ils laissent les enfants et les jeunes seuls. Déjà en tant qu’évêque de Buenos Aires, je percevais le sentiment d’être orphelin que vivent aujourd’hui les enfants; et souvent, je demandais aux pères s’ils jouaient avec leurs enfants, s’ils avaient le courage et l’amour de perdre du temps avec leurs enfants. Et la réponse était triste, dans la majorité des cas: «Mais, je ne peux pas, parce que j’ai beaucoup de travail…». Et le père était absent, éloigné de cet enfant qui grandissait, il ne jouait pas avec lui, non, il ne perdait pas de temps avec lui.

A présent, sur ce chemin commun de réflexion sur la famille, je voudrais dire à toutes les communautés chrétiennes que nous devons être plus attentifs: l’absence de la figure paternelle dans la vie des enfants et des jeunes provoque des lacunes et des blessures qui peuvent être également très graves. Et d’ailleurs, les déviances des enfants et des adolescents peuvent être en bonne partie expliquées par ce manque, par la carence d’exemples et de guides faisant autorité dans leur vie de chaque jour, par le manque de proximité, par le manque d’amour de la part des pères. Le sentiment d’être orphelin que vivent tant de jeunes est plus profond que ce que nous pensons.

Ils sont orphelins en famille, parce que les papas sont souvent absents, même physiquement, de chez eux, mais surtout parce que, lorsqu’ils sont là, ils ne se comportent pas en pères, ils ne dialoguent pas avec leurs enfants, ils ne remplissent pas leur rôle éducatif, ils ne donnent pas à leurs enfants, à travers leur exemple accompagné par les paroles, les principes, les valeurs, les règles de vie dont ils ont besoin comme du pain. La qualité éducative de la présence paternelle est d’autant plus nécessaire lorsque le père est contraint par son travail d’être loin de chez lui. Parfois, il semble que les pères ne sachent pas bien quelle place occuper en famille et comment éduquer leurs enfants. Et alors, dans le doute, ils s’abstiennent, se retirent et négligent leurs responsabilités, en se réfugiant parfois dans un improbable rapport «d’égal à égal» avec leurs enfants. C’est vrai qu’il faut être «ami» de son enfant, mais sans oublier que l’on est le père! Si l’on se comporte seulement comme un ami qui est l’égal de l’enfant, cela ne fera pas de bien au jeune.

Et nous voyons aussi ce problème dans la communauté civile. La communauté civile avec ses institutions, a une certaine responsabilité — nous pouvons dire paternelle — envers les jeunes, une responsabilité qu’elle néglige parfois ou exerce mal. Elle aussi, souvent, les laisse orphelins et ne leur propose pas de véritable perspective. Les jeunes demeurent ainsi orphelins de voies sûres à parcourir, orphelins de maîtres auxquels se fier, orphelins d’idéaux qui réchauffent le cœur, orphelins de valeurs et d’espérances qui les soutiennent quotidiennement. Ils sont peut-être remplis d’idoles, mais on leur vole le cœur. Ils sont poussés à rêver de divertissements et de plaisirs, mais on ne leur donne pas de travail; ils sont trompés par le dieu argent, et on leur nie les véritables richesses.

Et alors, cela fera du bien à tous, aux pères et aux enfants, d’écouter à nouveau la promesse que Jésus a faite à ses disciples: «Je ne vous laisserai pas orphelins» (Jn 14, 18). C’est Lui, en effet, le Chemin à parcourir, le Maître à écouter, l’Espérance que le monde peut changer, que l’amour vainc la haine, qu’il peut y avoir un avenir de fraternité et de paix pour tous. Certains de vous pourront me dire: «Mais mon père, aujourd’hui, vous avez été trop négatif. Vous n’avez parlé que de l’absence des pères, de ce qui arrive lorsque les pères ne sont pas proches de leurs enfants… C’est vrai, j’ai voulu souligner cela, parce que mercredi prochain je poursuivrai cette catéchèse en mettant en lumière la beauté de la paternité. C’est pourquoi j’ai choisi de commencer de l’obscurité pour arriver à la lumière. Que le Seigneur nous aide à bien comprendre ces choses. Merci.


© Copyright – Libreria Editrice Vaticana

Edito du 21 juin 2015

Catho donc Ecolo !

Le Pape François vient de publier son Encyclique consacrée à l’écologie : « Laudato Si ».  Ce texte marquera la pensée chrétienne, comme Rerum Novarum l’avait fait pour la condition des ouvriers et Evangelium Vitae pour le respect de la vie. Une fois encore, le Pape se place du côté de la fragilité : celle de la terre, « notre maison commune » et celle des pauvres, premières victimes de la crise écologique.

Il nous faut lire cette encyclique. En prendre le temps et en faire l’effort. Un catholique ne peut se désintéresser de ce que dit le Pape. Et celui-ci ne publie pas une telle encyclique tous les ans ! Elle n’est pas plus difficile d’accès que les livres qu’on donne à lire aux lycéens en cours de français. Ce Pape parle simplement, avec son cœur et avec « ses tripes » si vous me permettez l’expression.

Le Pape a deux objectifs. Il veut nous réveiller sur la gravité de la situation : « quel genre de monde voulons-nous laisser à ceux qui nous succèdent, aux enfants qui grandissent ? ». Il veut nous faire aussi comprendre que seule une « écologie intégrale » peut répondre à cette question, car tout est lié : « Quand on ne reconnaît pas, dans la réalité même, la valeur d’un pauvre, d’un embryon humain, d’une personne vivant une situation de handicap – pour prendre seulement quelques exemples – on écoutera difficilement les cris de la nature elle-même. Tout est lié ».

Les chrétiens sont appelés à être aux avant-postes de cette « conversion écologique » que le Pape appelle de ses vœux. Cette conversion s’incarnera au quotidien, aussi bien dans le style de vie – « une sobriété libératrice » face au « consumérisme compulsif » –  que dans nos relations aux autres –  le refus de la « culture du déchet » qui touche d’abord la nature puis les personnes –  que dans notre vie spirituelle, en nous invitant à renouveler notre regard de foi  sur cette terre qui n’est pas notre propriété, mais un don de Dieu dont nous sommes les gardiens.

Père Pierre-Hervé Grosjean +

Médecins et sage-femmes catholiques

Médecins et sage-femmes catholiques

Le service diocésain de la santé a besoin d’actualiser le listing des médecins catholiques et sage-femmes catholiques qui souhaiteraient être invités à la rencontre avec notre évêque le 2 avril 2016. Merci, dès maintenant, de les signaler ou leur demander d’envoyer un mail à [email protected]. Contact : Bénédicte Bergeron – [email protected] – 01 30 97 67 88

Edito du 14 juin 2015

Une ambition qui rend libre.

Saint Paul a cette belle expression que nous pouvons méditer : quoiqu’il se passe, qu’il ait à vivre encore un peu, ou qu’il meurt bientôt comme il l’espère, pour demeurer près de Dieu, « notre ambition, c’est de plaire au Seigneur. »

Faire la joie de Dieu. Voilà une belle ambition, libératrice.

Elle me libère du regard des autres. Dieu seul est mon juge. Dieu seul sait tout. Et Dieu est infiniment juste. Chercher à plaire aux autres est épuisant : nous ne serons jamais satisfaits pleinement, et nous risquons de ne pas être nous-mêmes. Attention : faire la joie de ses amis est une chose. Chercher à plaire à tous en est une autre. Le Christ lui-même a vu les foules se détourner, sans que cela ne le fasse renoncer à ce qu’Il avait à proclamer.

Elle me libère de moi-même. Vivre ma foi, centré sur mon nombril, mes humeurs, mes ressentis, etc… ne va pas m’offrir une grande stabilité, tant tout cela est bien fluctuant. Me centrer sur la joie de Dieu m’offre un cap qui ne bouge pas. En toute circonstance, c’est un critère qui fonctionne : Qu’est-ce que Dieu attend de moi ? Comment puis-je faire sa joie ? Même si à ce moment-là, je suis – moi – plutôt dans la peine. Ce sera même une consolation possible : être resté généreux à travers l’épreuve que je traverse, en m’occupant de la joie de DIEU.

Elle me libère de toute inquiétude. Quoiqu’il arrive, je peux encore faire la joie de Dieu. Si c’est mon ambition, alors je ne serai jamais frustré. Que je vive ou que je meure demain, au fond, cela ne modifie pas vraiment ce qui importe pour l’instant présent : faire sa joie, aujourd’hui et maintenant. Découvrir que je peux être une joie pour Dieu, tel que je suis. Même le plus grand pécheur peut l’être, en se laissant pardonner et aimer. Là encore, c’est une consolation : j’ai du prix à ses yeux, puisque je peux être une joie pour Lui. Faire la joie de Dieu fera notre joie.

Père Pierre-Hervé Grosjean +

Edito du 7 juin 2015

Présence réelle

C’est un des mystères les plus profonds de notre foi catholique. Jésus se rend réellement présent, entre les mains du prêtre, au cours de la consécration. Si les apparences du pain et du vin demeurent, la substance est transformée. Ce n’est plus du pain ni du vin. C’est Jésus, son Corps, son Sang, son Âme et sa Divinité. L’enfant de la crèche, le jeune apprenti de Nazareth, le prédicateur des routes de Galilée, le crucifié du Golgotha, le ressuscité… Jésus-Christ, vrai Dieu et vrai Homme, est là. Il se rend présent dans cette église de Saint-Cyr l’Ecole. Une parcelle d’hostie, quelques gouttes de vin suffisent. La voix et les mains d’un prêtre, aussi faible soit-il. Au cœur d’un camp de concentration, ou sous les ors d’une cathédrale. Jésus vient. Pas symboliquement. Pas uniquement spirituellement. Il vient réellement. Pour toi.

On n’aura de cesse de contempler ce mystère. Notre intelligence ne peut que se mettre à genoux. Elle se débat : comment est-ce possible ? Adore en silence ! Apprends à contempler, laisse-toi enseigner, accueille cette vérité que l’Eglise te confie, comme un trésor. Laisse Jésus lui-même te faire comprendre qu’Il est là. Qu’Il t’attend au tabernacle. Qu’Il vient pour se donner, pour que tu ne fasses plus qu’un avec Lui. Et surtout, n’oublie pas. Ne t’habitue pas. Que tes gestes d’adoration, que ta tenue, disent ta foi, soutiennent ta foi, et ne soient jamais vides ou qu’extérieurs. « Que les gestes de ton corps soient le langage de ton cœur » disait Jean-Paul II aux amoureux. Qu’ils soient aussi le langage de ta foi, et de cet amour que tu veux avoir pour Jésus. Il est là…

Père Pierre-Hervé Grosjean +