Les éditos du Curé

Edito du 7 novembre 2010

« Laissez-vous réconforter…

… par notre Seigneur Jésus Christ lui-même et par Dieu notre Père »

C’est la bonne nouvelle de ce dimanche.

Saint Paul le souligne dans sa lettre aux habitants de Thessalonique : Dieu peut affermir vos cœurs « dans tout ce que vous pouvez faire et dire de bien ». « Il est fidèle, lui, et vous protègera du mal ». Il peut vous conduire « à l’amour de Dieu et à la persévérance pour attendre le Christ ».

Mais ce réconfort trouve surtout son appui dans la lecture des Martyrs d’Israël et dans l’Evangile aujourd’hui : le grand, le très grand réconfort que Dieu nous apporte, c’est l’assurance de la résurrection, qui vient bousculer et déborder toutes les perspectives limitées de nos vies quotidiennes. C’est cette espérance qui fait tenir toute une famille dans l’alliance avec Dieu jusqu’à souffrir torture et mort plutôt que de renier Dieu.

C’est encore cette espérance qui vient assumer tous les liens humains tissés sur cette terre, comme ceux du mariage et de nos familles, pour leur assurer un ‘débordement’ éternel, bien au-delà de ce que ces liens humains nous offrent sur cette terre comme joies.. et comme croix !

Ce réconfort donné par Dieu n’a rien de théorique. C’est encore lui qui peut ainsi nous porter dans un amour plein d’espérance pour les victimes chrétiennes de massacres en Irak. Et dans l’espérance de la miséricorde et de la conversion finale pour leurs bourreaux islamistes.

… Père Jean-Brice Callery

Edito du 24 octobre 2010

Justice & sainteté

Nous avons naturellement tendance à partir de nous-mêmes et de nos propres esprits pour juger de ce qui est juste et de ce qui ne l’est pas. Comme le pharisien de ce 30ème dimanche du temps ordinaire, très content de lui-même.

Jésus nous invite à une révolution en partant non plus de nous ou des autres, mais de Lui.

C’est ce qui permettra à Zachée de se trouver justifié, comme nous le rapporte l’évangile du 32ème dimanche ; impossible, s’il était parti de lui-même ; possible, en partant de Jésus et en croyant à son pouvoir de justification et de sanctification.

C’est ce même mouvement qui a permis à tous les saints fêtés le 1er novembre de devenir saints : ne plus se regarder mais regarder Jésus, le seul Saint, et alors partager sa sainteté.

C’est encore ce que nous demandons pour nos défunts le 2 novembre, et plus largement tout au long de ce mois de novembre : qu’ils se laissent revêtir de la sainteté de Dieu, qu’ils se laissent justifier par Lui, pour alors rejoindre un peu plus nombreux chaque année l’immense cohorte de la Toussaint.

Puissent tous ces défunts, tous ces vivants ‘de l’autre côté’ nous y aider nous-mêmes dès à présent. Pour qu’en laissant peu à peu Jésus nous sanctifier et nous justifier, nous puissions-nous nous aussi, par notre charité attentive, nous entraîner mutuellement dans des actions justes et saintes.

 

Père Jean-Brice Callery