Les éditos du Curé

Edito du 28 novembre 2010

« Marchons à la lumière du Seigneur ! »

Voici l’invitation lancée par le prophète Isaïe à chacun d’entre nous depuis ce dimanche 28 novembre jusqu’au jour de Noël.

Des occasions de marcher un peu plus en Lumière pour vivre un peu plus du Mystère de Noël cette année, la paroisse nous en donnera quelques unes.

Un temps d’adoration au Sacré-Cœur de Montmartre, d’abord, pour accueillir la lumière de l’Eucharistie au milieu de la nuit, au milieu des ténèbres : ce sera samedi 4 décembre prochain.

Un spectacle sur saint François d’Assise, dimanche 5 à 17h, pour rencontrer un témoin lumineux du Christ, qui pourra nous ‘contaminer’ !

Une marche à la lumière des flambeaux, samedi 11 dans la soirée, autour d’un étang de la Minière.

Des temps de réconciliation avec Dieu et entre nous au travers des confessions proposées dans nos paroisses, notamment le 17 décembre à Saint-Cyr = remises en Lumière assurées !

Et puis, bien sûr, la Lumière de la Parole de Dieu et de l’Eucharistie célébrée et adorée, tout au long de ces jours…

Bonne AvEncée en lumière

… Père Jean-Brice Callery

Edito du 21 novembre 2010

Que ton règne vienne !

Nous voici au dernier dimanche de l’année liturgique, et nous fêtons le Christ comme notre roi, en le priant de régner.

Un règne qui passe par notre amour : amour de reconnaissance, de bienfaisance, de miséricorde.

Un règne qui peut survenir à tout moment pour chacun, comme pour l’un des larrons en croix avec Jésus. En acceptant Jésus comme Sauveur et Roi, cet homme est devenu bon et s’est vu canoniser de manière extraordinaire par Jésus en personne : « aujourd’hui, avec moi, tu seras dans le Paradis ».

Consacrons une fois de plus, en cette solennité du Christ-Roi, notre paroisse à Son Cœur, pour qu’il règne, en nous et autour de nous :

« Seigneur Jésus, toi qui t’es consacré au Père par amour pour nous, nous voulons dans le souffle de ton Esprit Saint, te rendre amour pour amour en nous consacrant à toi. Nous voulons te consacrer la vie de notre paroisse dans la situation où elle se trouve aujourd’hui. Nous te consacrons notre passé, notre présent et notre avenir, notre maison, notre travail et nos gestes les plus simples. Nous te consacrons nos joies comme nos épreuves pour que l’Amour dont tu nous as aimés nous garde en toi et demeure en nous à jamais. Pour que le feu de ton Amour embrase le monde entier et que les fleuves d’eau vive de ton Cœur jaillissent pour tous jusqu’en la vie éternelle, Amen ! »

… Père Jean-Brice Callery

Edito du 14 novembre 2010

Pour nous unir à nos défunts…

Lecture de la seconde lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens

Frères, nous ressusciterons, nous aussi, avec Jésus, et il nous placera près de lui avec vous. Et tout ce qui nous arrive, c’est pour vous, afin que la grâce plus abondante, en vous rendant plus nombreux, fasse monter une immense action de grâce pour la gloire de Dieu.

C’est pourquoi nous ne perdons pas courage, et même si en nous l’homme extérieur va vers sa ruine, l’homme intérieur se renouvelle de jour en jour. Car nos épreuves du moment présent sont légères par rapport au poids extraordinaire de gloire éternelle qu’elles nous préparent.

Et notre regard ne s’attache pas à ce qui se voit, mais à ce qui ne se voit pas ; ce qui se voit est provisoire, mais ce qui ne se voit pas est éternel.

Nous le savons, en effet, le corps, qui est notre demeure sur la terre, doit être détruit, mais Dieu construit pour nous dans les cieux une demeure éternelle qui n’est pas l’œuvre des hommes.

Saint Paul

 

Quelqu’un meurt et c’est comme des pas qui s’arrêtent…

Mais si c’était un départ pour un nouveau voyage ?

Quelqu’un meurt, et c’est comme un arbre qui tombe …

Mais si c’était une graine germant dans une terre nouvelle ?

Quelqu’un meurt, et c’est comme une porte qui claque …

Mais si c’était un passage s’ouvrant sur d’autres paysages ?

Quelqu’un meurt, et c’est comme un silence qui hurle …

Mais s’il nous aidait à entendre la fragile musique de la vie ?


Rose Balmelle              Si le grain de blé meurt il porte beaucoup de fruits

Edito du 7 novembre 2010

« Laissez-vous réconforter…

… par notre Seigneur Jésus Christ lui-même et par Dieu notre Père »

C’est la bonne nouvelle de ce dimanche.

Saint Paul le souligne dans sa lettre aux habitants de Thessalonique : Dieu peut affermir vos cœurs « dans tout ce que vous pouvez faire et dire de bien ». « Il est fidèle, lui, et vous protègera du mal ». Il peut vous conduire « à l’amour de Dieu et à la persévérance pour attendre le Christ ».

Mais ce réconfort trouve surtout son appui dans la lecture des Martyrs d’Israël et dans l’Evangile aujourd’hui : le grand, le très grand réconfort que Dieu nous apporte, c’est l’assurance de la résurrection, qui vient bousculer et déborder toutes les perspectives limitées de nos vies quotidiennes. C’est cette espérance qui fait tenir toute une famille dans l’alliance avec Dieu jusqu’à souffrir torture et mort plutôt que de renier Dieu.

C’est encore cette espérance qui vient assumer tous les liens humains tissés sur cette terre, comme ceux du mariage et de nos familles, pour leur assurer un ‘débordement’ éternel, bien au-delà de ce que ces liens humains nous offrent sur cette terre comme joies.. et comme croix !

Ce réconfort donné par Dieu n’a rien de théorique. C’est encore lui qui peut ainsi nous porter dans un amour plein d’espérance pour les victimes chrétiennes de massacres en Irak. Et dans l’espérance de la miséricorde et de la conversion finale pour leurs bourreaux islamistes.

… Père Jean-Brice Callery

Edito du 24 octobre 2010

Justice & sainteté

Nous avons naturellement tendance à partir de nous-mêmes et de nos propres esprits pour juger de ce qui est juste et de ce qui ne l’est pas. Comme le pharisien de ce 30ème dimanche du temps ordinaire, très content de lui-même.

Jésus nous invite à une révolution en partant non plus de nous ou des autres, mais de Lui.

C’est ce qui permettra à Zachée de se trouver justifié, comme nous le rapporte l’évangile du 32ème dimanche ; impossible, s’il était parti de lui-même ; possible, en partant de Jésus et en croyant à son pouvoir de justification et de sanctification.

C’est ce même mouvement qui a permis à tous les saints fêtés le 1er novembre de devenir saints : ne plus se regarder mais regarder Jésus, le seul Saint, et alors partager sa sainteté.

C’est encore ce que nous demandons pour nos défunts le 2 novembre, et plus largement tout au long de ce mois de novembre : qu’ils se laissent revêtir de la sainteté de Dieu, qu’ils se laissent justifier par Lui, pour alors rejoindre un peu plus nombreux chaque année l’immense cohorte de la Toussaint.

Puissent tous ces défunts, tous ces vivants ‘de l’autre côté’ nous y aider nous-mêmes dès à présent. Pour qu’en laissant peu à peu Jésus nous sanctifier et nous justifier, nous puissions-nous nous aussi, par notre charité attentive, nous entraîner mutuellement dans des actions justes et saintes.

 

Père Jean-Brice Callery