Les éditos du Curé

Edito du 30 janvier 2011

« Cherchez l’humilité… »

C’est le prophète Sophonie qui aujourd’hui nous y invite de la part du Seigneur.  Et nous donne ainsi l’occasion de (re)découvrir ce que être humble peut signifier. Certainement pas en tout cas nous déprécier, et refuser par exemple tout compliment que tel ou tel nous ferait. Si une chose est bien faite, eh bien tant mieux, alleluia ! Ce serait mépriser les dons que Dieu nous fait et dont nous pouvons nous servir que de le nier. Mais précisément, c’est bien en en référant à Dieu que l’humilité trouve sa place. Est humble celui qui est dans la vérité de sa place, qui ne part pas de lui et ne s’arrête pas à lui. Qui est ouvert, pourrait-on dire, en amont et en aval. Bref, qui laisse circuler la grâce de Dieu comme un poumon laisse passer l’oxygène ou un vaisseau le sang. Et qui sait qu’il n’est pas tout, qu’il n’est ni le point de départ ni le point d’arrivée de la vie.

Vertu tellement importante pour que la vie de Dieu circule librement en nous qu’à une personne lui demandant quelle était la vertu la plus importante le saint curé d’Ars répondait : « l’humilité ». Et la seconde ? « l’humilité » ; et la troisième ? « l’humilité ».

Condition manifestement indispensable pour entrer dans la joie des 10 (et non 8 !) béatitudes que nous offre l’Evangile aujourd’hui, reprise élargie des 10 commandements.

Conclusion ? Soyons humbles et donc ouverts pour être heureux.

… Père Jean-Brice Callery

Edito du 23 janvier 2011

Sequella Christi

Littéralement, ‘la suite du Christ’, suivre le Christ… Une expression traditionnelle pour décrire ce qu’est la vie chrétienne, ce que veut dire ‘être chrétien’.

Cette définition de la vie chrétienne vient directement de la façon dont Jésus a choisi d’orienter ses rencontres, et dont témoigne directement l’Evangile de ce dimanche. Jésus vit deux frères et leur dit « Venez derrière moi ». Et la réponse nous est donnée : « Aussitôt, laissant leurs filets, ils le suivirent ».

En cette semaine de prière pour l’unité des chrétiens, nous recevons donc un modèle d’action là aussi : nous mettre ensemble à la suite du Christ pour trouver l’unité. Non pas donc en nous regardant mutuellement, catholiques, protestants, orthodoxes ; mais en regardant ensemble le Christ. Plus nous nous approcherons personnellement de Jésus, ‘centre de la roue’, plus nous nous approcherons les uns des autres, comme autant de rayons reliés par le centre.

Cette attitude de ‘sequella Christi’ est tellement fondamentale, que même si notre unité était parfaite ‘extérieurement’ – imaginons par exemple que le monde entier soit catholique -, elle marcherait encore pour nous dire que la vérité de l’union à Dieu, c’est un chemin permanent, toujours ouvert.

A tel point que le péché fondamental contre l’unité, et donc contre Dieu, ce pourrait bien être de ne plus bouger, de ne plus avoir le désir de suivre qui que ce soit, de rester sur place.

Puisse le Seigneur nous accorder de savoir chaque jour lâcher les filets de nos pensées, de nos actions repliées sur elles-mêmes, pour les mettre derrière la Personne de Jésus, sa pensée, son action, son Amour.

… Père Jean-Brice Callery

Edito du 16 janvier 2011

Trop peu…

C’est ce que Dieu nous révèle aujourd’hui de ses projets à travers le prophète Isaïe. Il ne veut pas de ‘trop peu’ pour son Messie. Il ne veut pas limiter son action, son amour. D’abord pas aux seuls Juifs. Il veut tout éclairer, et que chaque personne puisse être sauvée.

‘Trop peu’, c’est encore ce que Jean-Baptiste constate de sa connaissance du Christ, pourtant son cousin. Il avoue même par deux fois : « je ne le connaissais pas ».

Si lui, le plus grand des enfants des hommes, avoue son ignorance, que doit-il en être pour nous ?!

Oui, nous connaissons trop peu Dieu et l’étendue de son Amour.

Nous avons beau nous dire chrétiens, et l’être pour de bon au moins en partie, l’essentiel du message chrétien nous est inconnu, il nous faut humblement l’avouer.

C’est en même temps très motivant. Il y a donc plus d’amour à recevoir et à donner dans l’avenir, que ce que nous en avons déjà expérimenté !

Et ce qui marche pour Dieu marche par contrecoup pour chacun d’entre nous : l’essentiel de chacun d’entre nous n’est pas encore connu et aimé non plus ! Quelles heureuses perspectives pour cette année nouvelle que de pouvoir nous connaître et nous aimer davantage les uns les autres… Pour cela, Jésus en personne s’offre en raccourci pour nous y aider : plus nous prendrons le temps de le connaître et de l’aimer davantage, plus nous aurons les moyens de nous connaître et de nous aimer davantage les uns les autres. En route !

… Père Jean-Brice Callery

Edito du 9 janvier 2011

Passer en faisant le bien…

Peut-être une façon de nous souhaiter une bonne année 2011 : nous souhaiter de « passer en faisant le bien » partout où nous irons au cours de ces 12 prochains mois.

C’est ainsi que saint Pierre dans la seconde lecture de ce dimanche décrivait la vie de Jésus : « Là où il passait, il faisait le bien ».

Je me souviens d’un prêtre, ancien recteur du sanctuaire d’Ars, le Père Georges Druguet, qui en guise d’au revoir disait à ses interlocuteurs : « Fais le bien, et ne fais que ça ».

Déjà dans la synagogue de Nazareth, au début de sa vie publique, Jésus avait repris à son compte cette prophétie d’Isaïe : « Il m’a envoyé annoncer une année de bienfaits accordée par le Seigneur ».

Ce sont bien les vœux de Dieu pour cette nouvelle année civile : que nous puissions recevoir ses bienfaits, son ‘Bien fait’, et nous faire du bien les uns aux autres, en Lui, encore et encore.

Ne nous lassons pas de faire le bien, souhaitons-nous une année de ‘bien fait’.

… Père Jean-Brice Callery

Edito du 19 décembre 2010

Que la lumière soit !

Noël le 25, la sainte Famille le 26, Saint Jean le 27, les Saints Innocents le 28, Sainte Marie Mère de Dieu le 1er, l’Epiphanie et l’adoration des rois mages le 2 janvier… que de rencontres lumineuses à venir !

Pour beaucoup des journées de vacances aussi, de rencontres familiales qui en sont souvent le corollaire… mais qui ne sont pas pour autant spontanément des journées de lumière !

C’est bien pourquoi le Seigneur se donne la grâce et la peine de venir renouveler pour nous son mystère de Noël.

Occasion annuelle de voir renouvelées nos naissances, nos familles, nos généalogies, nos générations… dans la naissance inouïe et bienheureuse du Christ sauveur.

Lui qui sait mieux que nous combien nos familles, ces ‘écoles de vie et d’amour’, sont loin d’être des havres de paix constants, il se propose comme un Soleil à l’aurore, pour dissiper nos nuits et nos brouillards.

Alors oui, que la lumière soit, que sa lumière brille pour vous et tous les vôtres…

Joyeux Noël !

… Père Jean-Brice Callery

Edito du 12 décembre 2010

Rose !

 

Et oui, c’est la couleur liturgique de ce 3ème dimanche de l’Avent, tout comme pour le 4ème dimanche du Carême. A chaque fois, c’est le blanc ou l’or de la fête joyeuse (Noël) ou glorieuse (Pâques) qui suit, qui vient déteindre sur la couleur violette de ces temps de préparation et de conversion que sont l’Avent et le Carême.

Comme si la hâte que le Seigneur avait de nous faire entrer dans ses Mystères joyeux et glorieux en ‘contaminait’ déjà les temps de préparation !

Oui, « clameur de joie », « bonheur sans fin », « allégresse et joie » sont annoncés en ce jour par le prophète Isaïe ; aveugles, sourds, boiteux, lépreux, muets de toute espèce, et jusqu’aux morts, vont trouver leur Libérateur.

Mais une hâte d’être sauvés qui n’exclut pas la patience, bien au contraire. C’est ce que saint Jacques évoque en donnant la comparaison du cultivateur qui attend patiemment les récoltes.

Alors à notre tour, hâtons-nous patiemment…

…Père Jean-Brice Callery

Edito du 5 décembre 2010

Viens bientôt, Sauveur du monde.

 

Viens bientôt, Sauveur du monde.

Lève-toi, clarté d’en haut,

Vrai soleil d’un jour nouveau.

Viens percer la nuit profonde !

 

Ta naissance dans l’histoire,

Transfigure nos tourments

En douleurs d’enfantement

Où déjà, surgit ta gloire.

 

Vois le mal et la souffrance

Et tant d’hommes chancelants.

Dans l’immense enchaînement

Du mépris et des violences.

 

Hymne d’Avent

Edito du 28 novembre 2010

« Marchons à la lumière du Seigneur ! »

Voici l’invitation lancée par le prophète Isaïe à chacun d’entre nous depuis ce dimanche 28 novembre jusqu’au jour de Noël.

Des occasions de marcher un peu plus en Lumière pour vivre un peu plus du Mystère de Noël cette année, la paroisse nous en donnera quelques unes.

Un temps d’adoration au Sacré-Cœur de Montmartre, d’abord, pour accueillir la lumière de l’Eucharistie au milieu de la nuit, au milieu des ténèbres : ce sera samedi 4 décembre prochain.

Un spectacle sur saint François d’Assise, dimanche 5 à 17h, pour rencontrer un témoin lumineux du Christ, qui pourra nous ‘contaminer’ !

Une marche à la lumière des flambeaux, samedi 11 dans la soirée, autour d’un étang de la Minière.

Des temps de réconciliation avec Dieu et entre nous au travers des confessions proposées dans nos paroisses, notamment le 17 décembre à Saint-Cyr = remises en Lumière assurées !

Et puis, bien sûr, la Lumière de la Parole de Dieu et de l’Eucharistie célébrée et adorée, tout au long de ces jours…

Bonne AvEncée en lumière

… Père Jean-Brice Callery

Edito du 21 novembre 2010

Que ton règne vienne !

Nous voici au dernier dimanche de l’année liturgique, et nous fêtons le Christ comme notre roi, en le priant de régner.

Un règne qui passe par notre amour : amour de reconnaissance, de bienfaisance, de miséricorde.

Un règne qui peut survenir à tout moment pour chacun, comme pour l’un des larrons en croix avec Jésus. En acceptant Jésus comme Sauveur et Roi, cet homme est devenu bon et s’est vu canoniser de manière extraordinaire par Jésus en personne : « aujourd’hui, avec moi, tu seras dans le Paradis ».

Consacrons une fois de plus, en cette solennité du Christ-Roi, notre paroisse à Son Cœur, pour qu’il règne, en nous et autour de nous :

« Seigneur Jésus, toi qui t’es consacré au Père par amour pour nous, nous voulons dans le souffle de ton Esprit Saint, te rendre amour pour amour en nous consacrant à toi. Nous voulons te consacrer la vie de notre paroisse dans la situation où elle se trouve aujourd’hui. Nous te consacrons notre passé, notre présent et notre avenir, notre maison, notre travail et nos gestes les plus simples. Nous te consacrons nos joies comme nos épreuves pour que l’Amour dont tu nous as aimés nous garde en toi et demeure en nous à jamais. Pour que le feu de ton Amour embrase le monde entier et que les fleuves d’eau vive de ton Cœur jaillissent pour tous jusqu’en la vie éternelle, Amen ! »

… Père Jean-Brice Callery

Edito du 14 novembre 2010

Pour nous unir à nos défunts…

Lecture de la seconde lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens

Frères, nous ressusciterons, nous aussi, avec Jésus, et il nous placera près de lui avec vous. Et tout ce qui nous arrive, c’est pour vous, afin que la grâce plus abondante, en vous rendant plus nombreux, fasse monter une immense action de grâce pour la gloire de Dieu.

C’est pourquoi nous ne perdons pas courage, et même si en nous l’homme extérieur va vers sa ruine, l’homme intérieur se renouvelle de jour en jour. Car nos épreuves du moment présent sont légères par rapport au poids extraordinaire de gloire éternelle qu’elles nous préparent.

Et notre regard ne s’attache pas à ce qui se voit, mais à ce qui ne se voit pas ; ce qui se voit est provisoire, mais ce qui ne se voit pas est éternel.

Nous le savons, en effet, le corps, qui est notre demeure sur la terre, doit être détruit, mais Dieu construit pour nous dans les cieux une demeure éternelle qui n’est pas l’œuvre des hommes.

Saint Paul

 

Quelqu’un meurt et c’est comme des pas qui s’arrêtent…

Mais si c’était un départ pour un nouveau voyage ?

Quelqu’un meurt, et c’est comme un arbre qui tombe …

Mais si c’était une graine germant dans une terre nouvelle ?

Quelqu’un meurt, et c’est comme une porte qui claque …

Mais si c’était un passage s’ouvrant sur d’autres paysages ?

Quelqu’un meurt, et c’est comme un silence qui hurle …

Mais s’il nous aidait à entendre la fragile musique de la vie ?


Rose Balmelle              Si le grain de blé meurt il porte beaucoup de fruits