En lisant l’évangile de ce deuxième dimanche de l’Avent, nous mesurons la différence entre le baptême que propose Jean le Baptiste – un baptême en vue de la conversion – et le baptême que nous propose le Christ Jésus. Nous qui sommes baptisés dans la mort et la Résurrection du Christ, nous savons que notre baptême est un don ineffable, don de grâce qui nous incorpore au Christ, nous purifie de tous nos péchés et fait de nous une création nouvelle dans le Christ. Comme le dit le Catéchisme de l’Église catholique :

« Incorporés à l’Église par le baptême, les fidèles ont reçu le caractère sacramentel qui les consacre pour le culte religieux chrétien (cf. Lumen Gentium 11). Le sceau baptismal rend capable et engage les chrétiens à servir Dieu dans une participation vivante à la sainte Liturgie de l’Église et à exercer leur sacerdoce baptismal par le témoignage d’une vie sainte et d’une charité efficace (cf. Lumen Gentium 10). (Catéchisme n°1273). »

Notre baptême n’a pas simplement un effet en lui-même (la rémission des péchés), il nous engage à servir Dieu dans la liturgie et à témoigner de cet amour de Dieu pour nous.

La participation active ou vivante à la Sainte Liturgie a parfois été mal comprise. Elle est notée dans le Concile Vatican II comme manifestation de notre baptême. Cependant, elle a été interprétée comme signifiant : « les fidèles doivent faire quelque chose pendant la messe » ! Il faut certes communier, mais aussi lire et puis… trouver d’autres rôles… Et finalement, on aurait l’impression que le ministère du prêtre est presque un empêchement à la participation active des fidèles ! Ce fut une époque ! Aujourd’hui, à la suite de nos papes, nous sentons bien que la participation active dont parle le Concile est une adhésion ferme et entière à la Liturgie, bien plus qu’un « faire ». Cette adhésion se manifeste notamment par les répons des fidèles. Combien de « Amen » ou de « et avec votre esprit » disons-nous par automatisme ! Or, c’est justement dans ces dialogues que le sacerdoce baptismal se déploie dans une participation active car il manifeste notre sentiment et notre volonté commune de nous unir au Sacrifice du Christ.

Père Antoine ROLAND-GOSSELIN – curé