Les éditos du Curé

ILS ONT TOUT DONNÉ

Notre pays honore aujourd’hui ses fils qui sont morts lors de la grande guerre. A ce devoir de mémoire s’ajoute, pour nous chrétiens, le soin de prier pour ces défunts. La guerre est terrible, elle est toujours un drame. Elle est aussi le lieu où se révèlent les uns et les autres. L’évangile de ce dimanche éclaire d’une certaine façon cette réalité. Cette veuve que loue Jésus a donné non pas son superflu, mais tout ce qu’elle avait. Beaucoup de riches eux se sont contentés de leur superflu. Cette femme a donné « tout ce qu’elle possédait ». En faisant cela, elle se révèle et Jésus la donne en exemple.
Combien de jeunes ont donné pour notre pays « tout ce qu’ils avaient » ? Ils étaient pauvres eux aussi. Pauvres comme chacun de nous, de leurs faiblesses, de leurs limites, de leurs péchés. Loin d’être des saints, comme pour beaucoup d’entre nous ! Ils ne possédaient, dans les tranchées, plus que leur vie. Quand il fallut monter à l’assaut, aller secourir le camarade blessé sous les balles ennemies, se proposer pour la mission si risquée, défendre mètre par mètre la tranchée, ils n’ont pas compté. Ils ont tout donné. Je suis certain que Dieu – au cœur de cet enfer créé par l’orgueil des hommes – s’est laissé toucher par le sacrifice de ces jeunes, donnant leur vie pour le camarade d’à côté ou pour que restent français et libres une mère, un père, des enfants, une fiancée ou une épouse qu’ils avaient laissés…
L’homme est capable de révéler le meilleur de lui-même quand il consent à tout donner, à se donner lui-même au service de ce qui est vrai et juste, de ce qui est grand et bon. Dans cette offrande, Dieu reconnaît quelque chose de celle de son Fils. Aussi permet-il que ce sacrifice – qu’il soit sanglant ou non, immédiat ou dans la durée – ne reste pas sans porter du fruit.
Abbé GROSJEAN, curé
Edito du 11 novembre 2018

Celui qui veut être grand…

Nous allons au cœur de ces vacances scolaires célébrer la fête de la Toussaint. Nous allons célébrer l’œuvre de sainteté réalisée par Dieu dans la vie de celles et ceux qui sont auprès de Lui. Chaque vie de saint est un chef d’œuvre de la grâce. Avec l’argile de notre humanité blessée, le Seigneur est capable de réaliser de vrais chefs-d’œuvre de sainteté. C’est ce que nous admirons dans la vie des saints : le travail patient et inlassable de Dieu. C’est ce que nous demandons aussi pour nous : la grâce de savoir nous rendre disponibles à ce que Dieu veut réaliser en nous.

« Celui qui veut être grand »… c’était l’ambition de St Jean et de St Jacques. Ambition légitime ! Bienheureux ceux qui ont de grands désirs, surtout à 20 ans ! Bienheureux encore plus ceux qui ne se trompent pas sur ce qui est réellement « grand » ! Jésus ne bride pas les grands désirs de ces deux jeunes apôtres, mais les questionne. Quelle finalité ? Quels moyens ? Pour qui et pour quoi veux-tu être « grand » ? Comment le seras-tu ?

Un saint, c’est celui qui a compris cela : à la suite du Christ, il a compris qu’il serait « grand » en se faisant serviteur de tous, dans la vie qui est la sienne. Ce qui est « grand », c’est de mettre sa vie au service de tous. La preuve, le Fils de Dieu lui-même « n’est pas venu pour être servi mais pour servir et donner sa vie »… Voilà ce que Jésus veut nous aider à faire, en travaillant peu à peu notre cœur : il nous rend capable d’offrir notre vie, de nous donner et de tout donner, « pour la gloire de Dieu et le salut du monde ». Un grand saint est toujours un grand serviteur.

Abbé GROSJEAN, curé

Edito du 21 octobre 2018

Le jeune homme riche et le trou d’aiguille.

« Il est plus facile à un chameau de passer par le trou d’une aiguille qu’à un riche d’entrer dans le royaume de Dieu. » Une fois de plus, Jésus ne fait pas dans la nuance. Les disciples sont « de plus en plus déconcertés » et finissent par penser que ce que le Maître propose semble être un chemin inaccessible.

Jésus vient de voir un jeune homme riche refuser de répondre à l’appel « parce qu’il avait de grands biens ». Il proposait à ce jeune pourtant désireux d’une vie sainte d’être un apôtre de plus. Il aurait été un deuxième saint Jean ! Et ce jeune est passé à côté, il n’a pas saisi la main tendue ni la proposition magnifique d’entrer dans le royaume de Dieu en participant à sa venue, simplement parce qu’il a été incapable de tout lâcher. Son cœur n’était pas libre. Le problème n’est pas ce qu’on possède ni même le fait même de posséder quelque chose. La question est celle de notre liberté intérieure vis-à-vis de ce qu’on possède. Evidement, plus on est riche (quel que soit le type de richesses : matérielles, intellectuelles, relationnelles, culturelles, etc…) plus on peut avoir du mal à cultiver cette liberté intérieure. On y tient « plus que tout ». Alors qu’un seul peut réclamer le tout de notre cœur : Dieu.

Cette liberté intérieure qui nous rend capable de suivre les appels du Christ dans notre vie n’est pas d’abord le fruit de notre ascèse. Ce n’est pas à coup de « régime forcé » qu’on passera la porte. C’est avant tout un don de Dieu à recevoir, en le laissant nous libérer de nos peurs. Si nous sommes agrippés à nos sécurités humaines, c’est bien parce que nous avons peur de beaucoup de choses : peur de manquer, peur de l’échec, peur de l’avenir, peur de ne pas être à la hauteur, peur de Dieu même, et de ce qu’Il pourrait nous demander. Si le jeune homme avait regardé Jésus plus longuement, s’il avait pris le temps de vivre à ses côtés, nul doute que ses craintes se seraient apaisées. Il aurait compris la joie et la mission à laquelle il était appelé. Il aurait découvert à quel point il était aimé. Il aurait compris que Dieu seul suffit. Et que ce Dieu avait confiance en lui…

Abbé GROSJEAN, curé

Edito du 14 octobre 2018

Ce que Dieu a uni…

Les lectures de ce jour nous invitent à méditer sur la vocation conjugale. On peut parler de vocation naturelle quand on évoque le mariage. Il y a bien en effet un appel à l’amour conjugal inscrit dans notre nature humaine, comme le Livre de la Genèse nous aide à le découvrir. Remarquons que dans ce récit se révèle l’égale dignité de l’homme et de la femme, à travers l’émerveillement d’Adam découvrant Ève, « la chair de sa chair ». Cet amour conjugal amène les époux à s’attacher fidèlement l’un à l’autre, et à ne faire plus qu’un.

On comprend mieux pourquoi Jésus renvoie à ce projet initial de Dieu, quand on l’interroge sur la possibilité de répudier sa femme. Cette possibilité n’est pas ajustée à ce que Dieu a voulu pour le couple : la fidélité, l’unité, l’égale dignité aussi. Jésus veut nous rendre capables de ce que Dieu a voulu à l’origine. Il va même aller plus loin, faisant du mariage une vocation à la sainteté, un chemin de sainteté, un sacrement qui rend saint.

Le célibat consacré n’est donc pas « naturel » en soi, il est surnaturel, c’est à dire une réponse à un appel du Seigneur. Il y a un réel manque, parfois douloureux, mais auquel le ou la consacré(e) consent librement, pour aimer autrement. Sa mission donne un sens à ce célibat.

Le célibat non choisi ou la solitude que beaucoup vivent sans l’avoir voulue est bien souvent une épreuve. L’enjeu est alors de vivre l’expérience du don de soi autrement, laissant ce « creux » se remplir par une autre présence, celle du Sauveur.

Bien sûr, ici-bas nous essayons – chacun avec ce que nous portons – de correspondre de mieux en mieux à ce projet de Dieu. Lui-même se plaît à y travailler, en nous transformant peu à peu, en réparant aussi les blessures que ce projet a pu subir. Quel que soit notre état de vie, nous sommes appelés à une vie donnée ! Et c’est bien aussi en cela que nous sommes créés à l’image de Dieu, appelés à aimer.

Abbé GROSJEAN, curé

Edito du 7 octobre 2018

RADICALITÉ

Les textes de ce dimanche sont d’une radicalité impressionnante, excessive presque. Même les curés les plus exigeants n’oseraient pas dire cela en chaire… Du coup, on se dit qu’il faut « interpréter »… et on a raison ! La Parole de Dieu s’écoute toujours à l’école de l’Église, qui nous aide à comprendre de façon juste ce que Dieu veut nous dire. Mais il ne faudrait pas pour autant édulcorer et trop vite neutraliser ces paroles de l’Écriture, en les vidant de tout leur sens, de toute leur force : « Elle est vivante, la parole de Dieu, énergique et plus coupante qu’une épée à deux tranchants ; elle va jusqu’au point de partage de l’âme et de l’esprit, des jointures et des moelles ; elle juge des intentions et des pensées du cœur. Pas une créature n’échappe à ses yeux, tout est nu devant elle, soumis à son regard ; nous aurons à lui rendre des comptes ». (He 4, 12-13) Derrière les mots passionnés de Jésus ou de Saint Jacques, il faut entendre l’angoisse du Salut et le souci des âmes. La Parole nous réveille et nous bouscule, elle nous empêche de nous installer dans le péché et nous encourage dans nos combats. Mais cette radicalité ne s’entend pas seulement dans la condamnation du mal et la lutte contre le péché. Elle se retrouve aussi et d’abord dans l’Amour dont nous avons été aimés. Dieu ne nous a pas aimés à moitié ! Elle se retrouve aussi dans la valeur que donne le Seigneur même au plus petit des actes de charité…  Cette radicalité s’entend dans la soif que soit annoncé le nom de Jésus, le seul nom qui sauve et guérit, malgré les limites de ceux qui le prononcent. Jésus ne nous a pas aimés à moitié. N’aimons pas à notre tour à moitié. Ne le suivons pas à moitié. Ne l’annonçons pas à moitié : « Seigneur Jésus apprenez nous à être généreux, à vous servir comme vous le méritez, à donner sans compter… »

Abbé GROSJEAN, curé

Edito du 30 septembre 2018

THEME DE L’ANNÉE : « IL VEUT QUE NOUS SOYONS SAINTS »

A la suite de la lecture de l’exhortation apostolique du Pape François « Gaudete et Exultate », nous avons choisi avec le Conseil Pastoral de vous proposer de méditer cette année notre vocation commune à la sainteté. Dès le premier chapitre de son exhortation, le Pape fixe le cap : « Le Seigneur demande tout ; et ce qu’il offre est la vraie vie, le bonheur pour lequel nous avons été créés. Il veut que nous soyons saints et il n’attend pas de nous que nous nous contentions d’une existence médiocre, édulcorée, sans consistance. »

Beaucoup sont très forts pour analyser les crises que traversent l’Eglise ou notre pays, d’autres passent beaucoup de temps à se plaindre du monde actuel, d’autres encore élaborent des stratégies compliquées pour l’avenir ou rêvent du passé.

Pour nous, nous voulons simplement et plus concrètement prendre au sérieux notre vocation de baptisés. Il n’y a pas d’autres solutions ni réponses au mal que d’être des saints. Ce monde n’a besoin que de cela, l’Eglise ne sert qu’à cela, et seule une sainteté en actes, au quotidien, peut toucher les cœurs de nos contemporains. Sur ce chemin, nous trouverons notre bonheur et nous ferons celui de ce monde.

C’est le souhait que je fais pour nous tous, qui viendra éclairer les différentes initiatives de l’année mais aussi notre façon de vivre en paroisse : que notre communauté paroissiale aide chacun à vivre sa vocation, et soit une source, un oasis, auprès duquel se renouvelle et se ravive notre désir d’être saint dans notre vocation… « pour la gloire de Dieu et le salut du monde » !

Abbé GROSJEAN, curé

Edito du 23 septembre 2018

Si quelqu’un veut marcher à ma suite…

On assiste dans l’évangile de ce dimanche à une violente altercation entre Pierre et Jésus. C’est un événement à la fois assez rare et impressionnant. Qu’est-ce qui suscite ainsi la colère de Jésus et ses mots très durs ? Jésus vient d’annoncer sa Passion. Pierre, qui vient pourtant d’affirmer le premier qu’il était le Christ, se permet de lui faire de vifs reproches : comment imaginer que le Messie se laisse crucifier ? Comment imaginer que cette aventure extraordinaire qui dure depuis trois ans se termine dans un tel abaissement ? Comment supporter l’idée même de la croix ? C’est là une réaction très humaine, qui pourrait être la nôtre. Combien de fois sommes-nous tentés d’imaginer ou de rêver un christianisme sans la croix ? Un christianisme plus facile, qui ne nous demanderait pas de tout donner, de nous donner à ce point ? Une foi sans renoncements ni sacrifices, une foi chrétienne qui ne nous mettrait pas à contre-courant du monde ? Nous sommes tentés de gommer la croix de notre vie, ou de reprocher au Seigneur sa présence dans notre vie. Pierre, chargé d’affermir ses frères dans la foi, ne peut pas succomber à cette tentation. Jésus le reprend durement, et prévient chacun : pour être sauvé, pour Lui permettre d’être victorieux du péché en nous, il faut Le suivre et prendre son chemin. Or le chemin qui débouche sur Pâques, passe nécessairement par le calvaire, le don de sa vie, l’offrande de soi… Il n’est possible qu’avec Jésus. Ce chemin est rude, escarpé mais beau et fécond.

Abbé GROSJEAN, curé

Edito du 16 septembre 2018

La revanche de Dieu

Le prophète Isaïe annonce « la revanche de Dieu », la « vengeance » qui vient. Ces expressions peuvent nous sembler étonnantes et même effrayantes. Quel serait donc ce Dieu qui se « venge » ? Quelle est donc cette « vengeance » que le prophète promet pour rassurer « ceux qui s’affolent » ? Il s’agit en fait de la revanche de Dieu contre le mal, qui blesse la création et cause tant de souffrances, tant de tourments dans les cœurs. Dieu n’est pas indifférent à nos épreuves. Dieu ne reste pas « tranquille » au Ciel. « Il vient lui-même pour nous sauver ». Voilà la revanche : c’est l’Amour qui s’incarne, c’est Jésus qui vient affronter le mal et le vaincre sur la croix. Dieu descend dans l’arène de ce monde, et livre bataille contre tout ce qui détruit le cœur de l’homme et son bonheur. Cette lutte est victorieuse, nous le savons depuis le vendredi saint et le matin de Pâques. Les effets de cette victoire ne sont pas encore complets ni visibles totalement. Mais la promesse est faite, sa réalisation est actée : « Alors se dessilleront les yeux des aveugles, et s’ouvriront les oreilles des sourds… La terre brûlante se changera en lac, la région de la soif, en eaux jaillissantes.» Retenons ces mots comme un encouragement ardent de Dieu pour chacun de nous. Si le mal peut nous atteindre, Dieu ne le laissera jamais tout puissant. Le combat spirituel qui peut nous traverser, n’aura qu’un seul vainqueur – Jésus – si nous lui permettons d’agir en nous. Et cette victoire de la Miséricorde sera la plus belle des revanches…

Abbé GROSJEAN, curé

Edito du 9 septembre 2018

LA SAINTETÉ DE L’ÉGLISE ET SON RAYONNEMENT SONT ENTRE NOS MAINS

« Accueillez dans la douceur la Parole semée en vous ; c’est elle qui peut sauver vos âmes. Mettez la Parole en pratique, ne vous contentez pas de l’écouter : ce serait vous faire illusion. »
Ces quelques mots de Saint Jacques dans la 2ème lecture de ce dimanche, viennent éclairer notre rentrée et nous donner un axe pour les prochaines semaines. Ces derniers jours, l’Eglise a de nouveau traversé de sérieuses tempêtes. Je ne sous-estime pas le trouble que ces tourmentes peuvent causer dans le cœur des fidèles, et même au-delà. Ce trouble est légitime. Mais que faut-il faire ? S’associer aux commentateurs et autres spécialistes, si sûrs de savoir ce que l’Eglise devrait dire et faire ? Laisser l’agitation nous gagner et le doute s’installer ? Non. Il nous faut au contraire revenir au cœur de notre foi : ce que Dieu a dit, ce que Dieu nous donne, ce que Dieu nous appelle à vivre. Voilà ce qui dépend de nous, simples fidèles et curé : écouter la Parole de Dieu, essayer de la vivre. Nous sommes attendus là. Je crois au fond que c’est surtout cela dont le monde a besoin : des chrétiens qui vivent en chrétiens. A chaque fois que nous ne vivons pas selon l’Evangile, nous risquons de blesser nos frères, de nous blesser, de blesser le visage de l’Eglise. La sainteté et le rayonnement de l’Eglise ne dépendront pas d’abord de nouvelles structures ou d’une meilleure communication (même si c’est important !), mais de notre conversion, de notre désir de sainteté, de notre persévérance à aimer, servir et prier. Je vous souhaite à tous une belle rentrée, en comptant sur chacun pour bien accueillir les nouveaux arrivants. Qu’ils puissent découvrir l’esprit de famille que nous essayons de cultiver ici !

Abbé GROSJEAN, curé
Edito du 2 septembre 2018

TROIS SOUHAITS POUR CET ÉTÉ

La communauté paroissiale va sans doute un peu se disperser dans les semaines qui viennent. Beaucoup d’entre nous auront la chance de partir un peu, plus ou moins loin, pour vivre un temps de vacances. D’autres resteront ici, avec un rythme souvent un peu allégé pendant ces deux mois d’été. Je me permets de vous partager trois souhaits :
 Essayons de continuer à prier les uns pour les autres. Cette communion de prière est précieuse, elle nous permet de rester unis autour du Seigneur. Que notre éloignement géographique ne devienne pas une indifférence. Nous appartenons à une paroisse, et par là à l’Église qui est une famille. N’oublions pas cette appartenance, même et surtout quand nous sommes séparés. Priez pour votre curé aussi, qui prie pour vous.

 Prenons du temps gratuit avec chacun de nos proches : conjoint, enfants, petits-enfants, frères et sœurs, parents, filleuls, neveux et nièces… les vacances sont un temps propice à la transmission. On a le temps de partager, d’éduquer, d’expliquer, de raconter… C’est aussi un temps pour resserrer les liens et les cultiver.

 Reprenons le temps de lire. L’envahissement des écrans rend de plus en plus difficile pour beaucoup d’entre nous cet effort de la lecture. Il nous faut pourtant nourrir notre âme et notre intelligence par de belles lectures, qui élèvent et stimulent.
Que le Seigneur veille sur chacun de nous, en attendant la joie de nous retrouver à la rentrée pour une nouvelle année, pleine de projets ! Je vous garde bien fidèlement dans ma prière…
Père Pierre-Hervé GROSJEAN+
Edito du 1er juillet 2018