Chaque année, la fin du temps de Noël nous conduit à retrouver le temps ordinaire, création liturgique liée aux réformes conciliaires signifiée par la couleur verte des chasubles !

Ce passage à l’ordinaire est d’habitude ennuyant. Il signifie le temps qui n’a rien d’extraordinaire. Il est parfois synonyme du banal quotidien.

Cette année, ce retour à l’ordinaire est un vœu pieux ! Comme il était bon, finalement ! ce temps ordinaire où les activités se prévoyaient comme d’habitude et où tout allait comme de toujours à toujours ! Cependant, ne sombrons point dans la nostalgie ! La notion de temps est une notion relative, une notion qui évalue le rythme extérieur de nos journées et de nos relations. Le temps est souvent jugé ordinaire lorsqu’il devient routinier, et pour cela, il ne faut que peu de répétitions pour que ce sentiment apparaisse !

Le véritable ordinaire ne se donne pas de l’extérieur mais bien de la paix intérieure du cœur qui découvre la joie d’une vie ordonnée et orientée. L’ordinaire n’est rien d’autre que le quotidien, dans lequel nous sommes sans cesse immergés ! L’ordinaire est d’abord le temps du Salut, le temps de la conversion et de l’accueil de la grâce.

Ne rêvons pas d’un ordinaire imposé, c’est notre quotidien qui est le lieu ordinaire de notre sainteté !

Père Antoine