L’évangile de ce dimanche lie deux thèmes étonnants : la foi et l’obéissance. La foi n’est-elle pas le lieu de l’interrogation subjective ? Est-ce que je crois ? Est-ce que je ressens quelque chose lorsque je prie ? Comment Jésus peut-il évaluer une foi à partir de notre capacité à obéir ou à se faire obéir ?

Rappelons-nous Jaïre, une des rares personnes devant qui Jésus s’exclame : « je n’ai jamais vu une telle foi en Israël ! » Ce qui avait motivé ce cri extraordinaire de Jésus, c’est le fait que Jaïre sache que Jésus commandait à la vie. Il suffit qu’il dise que sa fille vivrait pour qu’elle soit sauvée. Il en est ainsi dans l’évangile de ce jour : la montagne nous obéira si nous avons la foi.

L’obéissance est signe de la foi qui écoute. La foi naît de l’écoute dit saint Paul (Rm 10, 17). Elle est intégration de la Parole de Dieu, la seule Parole qui puisse donner la vie. La foi est donc cette action d’accueillir la Parole pour qu’elle porte du fruit.

C’est amusant de constater que dans le sacrement de mariage, la foi en l’autre repose sur l’écoute de son « oui ». Foi et obéissance vont bien de pair. Parle, Seigneur, ton serviteur écoute !

Père Antoine ROLAND-GOSSELIN
curé