Avez-vous remarqué qu’après un repas trop copieux et quelques verres de vin, on se sent lourd et fatigué. On a du mal à rester éveillé. Les lendemains de réveillon ne sont pas toujours très heureux, et les dimanches après-midi après les repas de fête pas toujours très glorieux !

Il en va de même pour notre âme. Jésus explique que les cœurs peuvent s’alourdir, trop-pleins de péchés ou des soucis de la vie. Notre âme a du mal alors à se tenir éveillée, prête à accueillir le Seigneur. C’est une forme d’endormissement de l’âme très dangereuse et très commune en même temps. Encombré, notre cœur est comme repu ou blasé. Il perd ce désir de Dieu, ce goût de la prière, et la force de se convertir. Il n’a plus envie. Tout effort spirituel lui coûte.

Reconnaissons que cela peut nous arriver. L’Eglise nous offre heureusement des temps liturgiques comme l’Avent ou le Carême pour nous réveiller. Il va s’agir de se libérer de ce trop-plein des choses de ce monde, pour retrouver un peu de place pour l’essentiel. La perspective de la visite du Seigneur – à Noël dans un mois, à la fin des temps peut être bientôt donc, mais dès maintenant dans les sacrements – nous encourage à nous désencombrer, à nous alléger, à nous recentrer sur Jésus. Prendre quelques heures de recollection, le temps d’une belle confession, un moment de prière même très simple chaque jour, une messe dans la semaine, le groupe de prière du mercredi … voilà autant de moyens efficaces pour retrouver un cœur libre, où l’Enfant Dieu pourra trouver de la place quand Il viendra.

Père Pierre-Hervé Grosjean +

Edito du 28 novembre 2015