Au début de l’Avent, nous allons fêter l’Immaculée le 8 décembre.

C’est l’occasion de méditer la foi et l’espérance de cette jeune fille d’Israël. On l’oublie souvent, mais les temps étaient à cette époque aussi, bien troublés en Terre sainte. Le pays était sous occupation ennemie, les forces de César réprimaient avec violence tout espoir d’indépendance. Le jeune couple de Nazareth devra se plier au recensement malgré la fatigue de la route que celui-ci leur imposera. Le Messie libérateur semble alors bien loin au peuple élu. Quand viendra-t-il enfin Celui que l’on attend, de génération en génération ?

Au cœur de cette nuit, au cœur de ces troubles, Marie veille et prie. Les souffrances de son peuple viennent nourrir sa prière et son attente. Elle ne rêve pas de révoltes armées, mais d’un Prince de la Paix. Elle, l’Immaculée, pressent que le vrai combat se joue dans le cœur des hommes qu’elle voit si faibles et si blessés. Sa sainteté ne la sépare pas du monde, mais lui fait poser un regard de compassion sur ce monde. Quand l’ange vient la voir, elle est prête, à sa place, pour accomplir sa mission.

Ô Marie, donnez-nous de tenir fidèlement notre place dans ce monde, l’âme éveillée et ardente. Nous attendons nous aussi la venue du Sauveur, dans la gloire cette fois-ci. Avec votre aide, au cœur de la nuit, nous voulons être prêts pour l’aube qui vient !

Père Pierre-Hervé Grosjean +

Edito du 6 décembre 2015