Nous voilà déjà au Carême ! 40 jours pour cheminer avec Dieu. 40 jours comme Jésus au désert, comme les 40 ans de marche d’Israël durant l’Exode, comme les 40 semaines de gestation d’un enfant. Dans toutes ces références, il s’agit de façonner l’homme nouveau au travers des trois attentions que Jésus nous donne.

Prier, en s’enfermant dans sa chambre. Une prière qui nous rappelle que le lieu de l’intimité est le lieu de la rencontre du Christ. Être seul, ce n’est pas être sans Dieu, loin du regard des autres. C’est être avec ce Dieu qui voit dans le secret et qui nous connaît mieux que nous-mêmes.

Donner, c’est se libérer de ce désir d’avoir. La maladie du « toujours plus ». Ne jamais sembler rassasier. Donner de l’argent, donner du temps, donner du superflu, donner du nécessaire, c’est se rappeler que le but de notre vie n’est pas d’accaparer, ni même de construire mais bien de donner et d’aimer, car c’est à cela seulement que nous serons jugés.

Jeûner, c’est lutter contre la gourmandise. La gourmandise n’est pas la goinfrerie, elle n’est pas la gloutonnerie. Cela c’est manger trop. La gourmandise, c’est manger ce qui me détruit. C’est courir à sa perte. Être idolâtre de quelque chose et lui céder même sa vie. La nourriture peut être cette gourmandise, le téléphone et internet, encore plus. Je suis parfois à genoux devant mon téléphone, incapable de passer une demi-heure sans le consulter. Jeûner, c’est revenir à Dieu de tout mon cœur. Il est le seul essentiel.