Le samedi 23 novembre, à la messe de 18h30, plusieurs personnes de notre communauté recevront le sacrement des malades. Ce sacrement est bien souvent méconnu car il apparaît parfois comme le signe ultime du péril qui s’approche. Souvent, on préfère d’ailleurs recevoir ce sacrement de manière isolée, comme en cachette, car notre pudeur face à la souffrance et la maladie nous empêche de faire appel à nos frères.

Je profite de l’occasion de samedi prochain pour redire combien, dans le combat contre la souffrance, la communauté est d’une aide précieuse. Par nature, la souffrance isole. Elle met à part. Une personne malade peut parfois avoir l’impression de gêner ou d’importuner en évoquant sa maladie, comme si elle en était honteuse.

Lorsque l’on ose parler de sa maladie et demander que l’on prie pour nous, à travers ce beau sacrement vécu en communauté, c’est tout le Corps du Christ qu’est l’Église qui s’unifie dans la prière et qui porte ces malades. Quel soutien fraternel, quel amour charitable se dégage alors de ces cérémonies ! Nos prières forment plus qu’une simple consolation « pieusarde ». Elles manifestent notre unité. Lorsqu’un membre du corps souffre, c’est tout le corps qui souffre.

Osons parler et témoigner de ce que l’on vit en évitant que notre pudeur (souvent héritée de notre sociologie !) nous empêche de nous laisser porter par nos frères.

Prions bien les uns avec les autres pour nos malades.

Père Antoine ROLAND-GOSSELIN – curé