Vivre l’aumône
Ce n’est pas si simple de donner ! C’est déjà un acte difficile et il faut avouer aussi qu’il y a de nombreuses questions : à qui ? Que va-t-on en faire ? Combien donner ?
Je crois que l’aumône comprend deux dimensions : l’aide ponctuelle et financière pour une personne démunie mise sur mon chemin, et une aide consistante, réfléchie et mûrie qui m’aide à ne pas penser que l’argent que je gagne n’est que pour moi.
Si je ne veux pas être esclave de l’argent, il faut que j’accepte d’en être le maître et donc de m’en affranchir. La proportion du don est importante aussi. Si mon don reste faible, sans impact, je suis sûr qu’il sera indolore. Dans la vie, seul ce qui coûte me marque et me transforme.
Enfin, il me reste à trouver une association, un projet qui me tient à cœur. Cependant, en plus de cette association, n’oublions pas notre Église ! Le denier de l’Église n’est pas un accessoire, ce don fait partie des commandements de l’Église. Je dois donner au diocèse qui nourrit la solidarité diocésaine mais aussi la Curie diocésaine : tous ceux qui assistent nos paroisses et nous facilitent la vie dans bien des dimensions. Le don à l’Église peut être continu, au-delà de la quête qui nourrit la paroisse et l’aide à assumer ses missions ; le denier de l’Église complète ce don.
Le cœur large et ouvert, acceptons de donner pour nourrir notre espérance.
Père Antoine

