Edito du 15 avril 2012

« 8 JOURS PLUS TARD… »

Nous avons dans l’Evangile de ce second dimanche de Pâques le démarrage de toutes les messes dominicales. C’est Jésus lui-même qui a inauguré ce rythme hebdomadaire des célébrations de sa mort et de sa résurrection, dont chaque messe nous rend participants.

Le 8ème jour, c’est aussi l’indication d’une ‘sortie du temps’, au-delà donc des 7 jours que chaque semaine comporte.

Si la Providence donne à un grand nombre de pays de ne pas travailler le samedi et le dimanche, le repos de ce deux jours n’a pas le même sens pour un chrétien.

Le repos du samedi est toujours celui du shabbat juif : le repos de la création qui se reconnaît dépendante de son Créateur, qui ne fait pas de son travail un absolu, une fin, mais un moyen d’union à Dieu
et de coopération à son œuvre.

Le repos du dimanche, le 8ème jour,  est celui, anticipé, du Ciel ! De la recréation, de la transfiguration en Dieu de toutes choses, de la résurrection. Un nouveau mode de vie y est inauguré.

C’est enfin en ce second dimanche après Pâques la fête de la Divine Miséricorde, voulue expressément par le Christ, à travers la médiation de sainte Faustine. C’est effectivement un repos, et non des moindres, que donne l’expérience du pardon, notamment à travers le sacrement de confession.

Si on y ajoute cette année un temps de vacances scolaires pour beaucoup, que de façons offertes ainsi de nous reposer… en Dieu :)

+Père Jean-Brice Callery

Consécration au Coeur Immaculé de Marie

CONSÉCRATION PAROISSIALE (le 10 décembre 2011)

AU CŒUR IMMACULÉ DE MARIE

Ô Marie conçue sans péché,

couronnée de douze étoiles,

qui portez la France près de votre Cœur de Mère,
daignez accepter notre paroisse

comme votre bien et votre propriété.

 

Consacrés à votre Cœur Immaculé,

agissez en nous selon votre volonté,

pour que notre paroisse devienne

un instrument de votre amour,
capable de ranimer et d’épanouir

tant d’âmes tièdes et égarées.

 

Ô Femme, qui écrasez la tête du serpent,

aidez-nous à être fidèles à notre baptême

en renonçant fermement au Tentateur

et en professant notre foi en la Sainte Trinité,

qui fait de nous des fils de lumière

et des apôtres du Cœur de Jésus.

Amen.

Message de notre évêque Mgr Aumonier -Pâques 2012


A l’approche des élections, Monseigneur Aumonier, en écho à la déclaration du Conseil permanent de la Conférence des Evêques de France, appelle les catholiques des Yvelines à exercer leur responsabilité politique.

Versailles, en la fête de Pâques,
Dimanche 8 avril 2012

Chers frères et sœurs,

Aujourd’hui, pendant ces quarante jours de Pâques, que nous dit le Christ ressuscité en nous assurant de sa présence ? « La paix avec vous ! »

Il ne nous dit pas: tâchez d’échapper à ce monde mauvais, isolez vous, privatisez votre foi, votre charité et votre espérance ! Au contraire, il nous demande d’être les témoins dans notre société et notre pays de ce que fait l’amour de Dieu, qui réveille du sommeil aveugle du péché, qui relève pour une vie pleinement humaine, faite de communion avec Dieu, avec tous les hommes, avec le cosmos, avec tout le créé..

Cette société, nous le savons, est vulnérable. Pendant ces derniers mois, nous avons vu la violence frapper des innocents. La ville de Versailles et notre département ont été particulièrement bouleversés, et même intimement touchés, par les tueries de Montauban et de Toulouse.

De tels drames ouvrent d’immenses questions. Ce serait rêver d’imaginer que la haine, et ce qu’il faut bien nommer la puissance destructrice du péché, cessent d’un coup. En revanche, il appartient à chacun d’entre nous, en particulier au moment où des échéances politiques majeures se présentent, de considérer avec soin en quoi consiste le bien de l’homme et ce à quoi, dans notre foi et notre humanité, nous nous refusons absolument.

Nous refusons que la vie humaine soit non seulement une cible, mais soit traitée comme un objet, comme un numéro. Nous refusons que, quiconque puisse s’arroger le droit de disposer de la vie d’autrui, ou de sa propre vie.

Nous refusons une société où l’échange entre les hommes ne soit plus celui d’une communauté de raison et de bien, mais se réduise à un jeu d’intérêts économiques, à une juxtaposition, une ignorance ou un choc des cultures. Nous ne sommes pas invités à cohabiter, mais à construire ensemble, avec et pour les plus jeunes.

Cette vigilance, nous la portons, modestement mais vraiment, au nom du témoignage que nous voulons rendre à la vie que Dieu donne en Jésus par amour de l’homme. Nous voulons la porter au service de tout homme, service auquel tant d’entre nous se dévouent quotidiennement, dans notre diocèse comme dans le monde entier. Nous savons combien est grande et belle la responsabilité politique. C’est pourquoi nous voulons l’exercer en rappelant ce que nous, et notre société, avons de plus précieux.

Nous choisissons encore et à nouveau la famille. Les responsables politiques des Yvelines avec lesquels j’ai l’occasion de dialoguer, élus locaux, maires, parlementaires, savent combien la dislocation de la cellule familiale est source de souffrances, de pauvretés, de fragilité humaine et sociale. De cette expérience, il est plus que temps de tirer honnêtement les conclusions en continuant à promouvoir la famille, sans que ses droits et ses devoirs soient confondus avec toute autre sorte d’union ou de contrat. Le mariage ne se définit pas à partir d’un désir ou d’une opinion, et encore moins d’une propagande.

Nous sommes attentifs aux projets d’éducation qui seront proposés, et participerons si possible à leur mise en œuvre. Là où la transmission échoue, là où la culture recule, la barbarie fait son chemin. Le sérieux et l’honnêteté, la compétence dans l’instruction, l’attention pédagogique portée à chaque enfant, le respect de ses convictions et de sa foi, la liberté scolaire, c’est-à-dire la reconnaissance de la responsabilité première des parents dans l’éducation des enfants, sont étroitement liés, et servent le lien social et la paix. Sans cela, notre démocratie recule.

Nous voulons poursuivre notre engagement face à l’urgence d’une solidarité réellement vécue avec les plus pauvres, les plus petits et les plus fragiles. Je parle de cette solidarité qui agit pour lutter concrètement contre la misère, qui accueille dignement l’émigré, qui se bat et invente pour donner à tous un travail, en particulier aux plus jeunes ou aux victimes de la crise économique ; qui se démène pour que les mères en détresse puissent accueillir l’enfant qu’elles portent ; qui sert les plus âgés ou les malades dans l’apaisement de leurs souffrances jusqu’au terme naturel de leur vie.

L’enjeu de cette vigilance dépasse les élections. Quelque soit leur résultat, il semble que nous n’échapperons pas, dans les mois ou les années qui viennent, à la promotion de mesures qui, tout en invoquant de généreuses intentions, auraient pour effet de fragiliser encore plus la famille, la mission de l’enseignement ou de porter atteinte à la vie humaine…

La liberté chrétienne, et le courage des chrétiens seront sollicités, sans doute plus qu’hier. Qu’on n’attende pas de nous que nous nous taisions, ou que nous acceptions ce qui est contraire à notre conscience et au bien de l’homme, ce qui le détruit, le méprise dans son corps et dans son cœur, dans son existence, dans sa dignité. Qu’on n’attende pas de nous que nous soyons résignés à confondre des lois justes avec des lois injustes.

Le témoignage auquel nous sommes appelés n’est pas violent. Quand il heurte des intérêts économiques ou partisans, il est souvent exposé au rejet, à la dérision. Nous sommes habitués.

Malgré cela, nous sommes confiants dans la liberté de l’intelligence humaine. Elle peut, en refusant l’esclavage de l’intérêt ou de la technique, se laisser toucher par la vérité, et attirer par le bien. On peut anesthésier la conscience, on ne peut pas la tuer.

Dans ce temps d’élections comme dans les échéances à venir, nous continuerons d’agir, de réfléchir et d’espérer en chrétiens, c’est à dire en témoins à qui le Seigneur donne de transmettre sa paix. Il nous charge de la transmettre pour qu’elle fasse son chemin dans notre pays et dans le monde.

 

+ Eric AUMONIER
Evêque de Versailles

CHASSÉS-CROISÉS DES PRÊTRES… suite :

A partir de septembre prochain, l’évêque m’a donc demandé de devenir curé de Chevreuse, St-Rémy-les-Chevreuse, Cernay-la-ville, Choisel, Milon-la-Chapelle, Senlisse, et Dampierre-en-Yvelines. Soit au total environ 18.000 âmes, comme pour Saint-Cyr, mais un peu plus dispersées, vous l’aurez compris ! Notre évêque m’a déjà invité à la prudence sur les routes pour éviter les chevreuils ;-). Je prendrai la suite du Père Emmanuel Peteul qui devient curé de Ste-Jeanne d’Arc à Versaillles. J’y rejoindrai les Pères Joseph Daugan et Nicolas Tarralle qui y servent déjà comme vicaires.

Pour Saint-Cyr, votre nouveau curé sera le Père Pierre-Hervé Grosjean, actuellement vicaire à Houilles et Carrières-sur-Seine (où j’étais moi aussi auparavant, c’est une filière !). Vous pourrez déjà en avoir un aperçu en cliquant sur http://www.dailymotion.com/video/xhktvj_pere-pierre-herve-grosjean-7-ans-de-periode-d-essai_news .

Recevons dès à présent du Seigneur, dans la prière et la confiance, ces nouvelles étapes. Et pour l’heure, bon investissement hic et nunc, c’est là que le Seigneur nous attend tous :-)

+P.JBrice Callery

« PARTONS AILLEURS, DANS LES VILLAGES VOISINS…

.. afin que là aussi je proclame la Bonne Nouvelle » (Mc 1,38). Voilà sans doute l’origine évangélique des changements de missions dans l’Eglise. Sauf contre-ordre du Saint-Esprit et de notre évêque de dernière minute, c’est dans la vallée de Chevreuse que je serai appelé à servir comme curé à partir de septembre prochain. Inutile de vous dire combien je rends grâce pour la mission actuelle à Saint-Cyr, pour et avec vous tous. C’est d’ailleurs toujours la même mission, ici ou ailleurs. Et dans la communion des saints (avant le Ciel!), nos liens dans le Seigneur sauront même y trouver une occasion de s’approfondir et de grandir.. @ suivre!

Edito du 8 avril 2012

Le Christ, mon espérance, est ressuscité !

Si la mort de Jésus est déjà salut pour nos âmes, c’est la résurrection de son corps
le dimanche de Pâques qui inaugure une nouvelle ère pour l’espèce humaine :
une ère divine, éternelle !

Dans le mystère de sa mort et de sa résurrection, le Christ empêche nos âmes et
nos corps de sombrer dans le mal et dans la mort.

Désormais, depuis le dimanche 9 avril de l’année 30 (d’après les meilleurs calculs ;-),
l’humanité toute entière est en train de muter, d’entrer dans un nouvel espace,
un nouveau temps, une nouvelle matière ; l’espace, le temps et la matière de la
résurrection de Jésus.

La logique de cette mutation est celle de l’Amour, reçu et donné. Plus nous aimons,
plus nous mourons et ressuscitons. Plus nous nous servons les uns les autres, plus
nous traversons déjà la mort avec le Christ Ressuscité.

Les 40 jours du temps de Pâques jusqu’à l’Ascension sont, après les 40 jours du
temps du Carême, le deuxième versant d’un même Amour. Amour qui fait mourir
le mal et la mort en les endossant (au sens strict..). Amour qui fait ressusciter
en recréant à neuf.

« Qu’éclate dans le ciel la joie des anges, qu’éclate de partout la joie du monde,
qu’éclate dans l’Eglise la joie des fils de Dieu ! La lumière éclaire l’Eglise, la lumière
éclaire la terre, peuples chantez ! Nous te louons, Splendeur du Père,
Jésus Fils de Dieu ! »

+Père Jean-Brice Callery

BÉATIFICATION de Pierre-Adrien Toulorge

Le Père Pierre-Adrien Toulorge (1757-1793), de l’Ordre des Prémontrés, guillotiné pendant la Révolution Française, en 1793, sera béatifié en France, en la cathédrale de Coutances, le 29 avril prochain (15 h 30).

Le nouveau bienheureux est considéré comme un « martyr de la vérité », explique le diocèse de Coutances qui publie quelques données biographiques. [www.coutances.catholique.fr].

Proposition…

aux  paroissiens qui ont la chance de pouvoir épargner une partie de leur économie durant l’année.

Peut-être vous êtes vous déjà posé la question du sens de votre épargne ?
La Paroisse de St Cyr vous propose d’épargner tout en posant un acte concret de solidarité : Une possibilité concrète par exemple :

Souscrire à la Foncière d’Habitat et Humanisme, créée il y a environ 25 ans par Bernard Devert, prêtre et professionnel de l’immobilier; et qui permet à des personnes démunies de se réinsérer par le logement.

Le feuillet ci- dessous (joint dans la feuille paroissiale) vous donne toutes les informations nécessaires pour agir. Pour toute question complémentaire vous pouvez joindre Olivier et Bénédicte Tavignot au mail suivant: [email protected]

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mailto : [email protected]

 

Vous partagez notre vision d’un habitat pour tous et d’une ville à visage humain ?

Pourquoi ne pas souscrire à l’un de nos produits d’épargne solidaire qui vous permettra à la fois

de mettre de l’argent de côté pour vous,

et « d’épargner utile » en contribuant directement à un projet social et solidaire dans votre région ?

Par exemple, en plaçant votre épargne sur un de nos livrets solidaires, une partie de vos intérêts annuels sera automatiquement reversée à notre association. Pour vous, cela signifie un capital garanti et une épargne disponible qui progresse ; pour nous, c’est la possibilité de mener dans la durée des actions auprès des familles et personnes en difficulté.

Comme plus de 7 000 personnes qui ont déjà souscrit un de nos livrets, faites vous aussi le choix :

D’un circuit « court » : vous savez exactement à quoi sert votre épargne, et ce d’autant plus que l’argent collecté dans un département est investi localement.
D’une épargne « patiente », loin des profits à court terme, et ajustée à des projets qui nécessitent du temps comme les acquisitions immobilières ou l’accompagnement des personnes.
De reprendre la main sur la gestion de votre argent et de lui donner du sens en en faisant un instrument de justice et de solidarité.
D’entrer en résistance, en tant que citoyen responsable, en participant à une économie plus humaine et plus juste qui fait place aux plus fragiles.
De bénéficier d’un acte « gagnant-gagnant », votre don ouvrant droit à une réduction d’impôt dans la limite fiscale en vigueur.

Pour devenir épargnant solidaire, rien de plus simple : contactez-nous et nous étudierons ensemble, le produit le plus adapté à votre situation et vos attentes :
[email protected]
tél. : 04 72 27 46 51

Je vous remercie d’avance pour votre geste, et d’apporter ainsi votre pierre à la construction d’un monde plus juste et plus humain.

Merci encore et à bientôt,

Alix Guibert,
Responsable du développement
Habitat et Humanisme

PS : l’épargne solidaire Habitat et Humanisme, c’est aussi des solutions d’Assurance vie, de FCP, de Société Foncière, etc. Appelez-nous au 04 72 27 42 51 pour en savoir plus.